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Frontières : : Les douaniers serrent la vis à Sebta

Ces derniers  jours, les douaniers de Bab Sebta ont durci les contrôles au passage de la frontière.  Une mesure qui ne fait pas le bonheur des commerçants de l’enclave.


Si vous comptez vous rendre à Sebta pour faire des emplettes, il vaudra mieux de reporter ce déplacement. Le poste frontière de Bab Sebta (Tarajal pour les Espagnols), enregistre d’importants bouchons depuis le démarrage de l’opération transit 2016. Coïncidant avec le début du mois de ramadan, le trafic semble être congestionné du côté marocain. C’est du moins ce qu’affirment des sources policières aux médias espagnols.

L’attente dure jusqu’à deux heures au poste-frontière, se plaignent les agents espagnols. Il semblerait que les douaniers marocains effectuent des fouilles minutieuses au niveau de ce passage. Les menaces terroristes et la crainte d’introduction d’engins explosifs seraient les motifs de l’intensification des contrôles. De fait, les autorités marocaines avaient pointé du doigt les passages frontières de Mélilia et Sebta comme potentiels points de transit d’armes à feu, en provenance de la Belgique.

De même, les longues et interminables files d’attente aux frontières, durant le mois de ramadan et bien évidemment durant l’opération Marhaba, sont un décor habituel en ces périodes. L’absence de fluidité aux frontières dérange au plus haut niveau les commençants de la ville sebtie. Ceux-ci se plaignent du fait que leurs affaires tournent au ralenti à cause de ces contrôles qui dissuadent les touristes marocains à venir faire des emplettes au préside. Les tenanciers des échoppes reconnaissent que les ventes fluctuent en fonction des clients marocains et leurs habitudes d’achat.

De fait, la semaine dernière, avant le début du mois de ramadan, les commerces ont été assaillis par les clients en provenance du royaume, lesquels s’approvisionnaient pour le mois sacré. Le patronat sebti avait même pensé à mener des actions promotionnelles pour attirer les clients marocains durant cette période de vaches maigres pour le commerce sebti. Or, l’état de la frontière serait un élément dissuasif. Les commerçants sebtis semble être jaloux de leurs confrères marocains qui seraient les premiers bénéficieras de l’absence du client marocain à Sebta. À souligner que Sebta est le poste-frontière le plus fréquenté au monde, étant donné qu’environ 25.000 personnes traversent ce passage frontalier au quotidien.

Tarifa: nouvelle route du commerce de contrebande ?
Un nouvel itinéraire serait désormais fréquenté par les porteurs de Bab Sebta pour s’approvisionner. Selon le portail local El Faro Digital, la ville de Tarifa s’est convertie en un nouveau Tarajal, en référence à la zone industrielle de Sebta où les femmes porteuses chargent les fardeaux. D’après ce média, elles sont de plus en plus nombreuses les porteuses à effectuer la traversée pour ramener des fardeaux de Tarifa ou Algésiras, via le fast-ferry. Les deux villes abritent des chaînes de supermarchés et des enseignes de prêt-à-porter low-cost, qui semblent avoir des adeptes au royaume. Il s’agirait donc d’une nouvelle offre pour les clients marocains, mais un grand manque à gagner pour les caisses de l’État.


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