Éco-Business

Entrepreneuriat : l’AECID aux petits soins pour les femmes et jeunes porteurs de projets

Le coup de pouce de 600.000 euros de l’Agence espagnole pour la coopération internationale au développement va bénéficier à l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes dans quatre régions du Maroc.

Le plan de relance du secteur de l’Économie sociale et solidaire (ESS) se concrétise. Axé sur la recherche de nouvelles solutions afin de lutter contre les effets de la Covid-19 et ciblant 3.000 femmes et jeunes porteurs de projets innovants, le programme vient de bénéficier d’une jolie enveloppe de 600.000 euros. Fruit d’un protocole administratif de coopération entre le ministère du Tourisme, de l’artisanat, du transport aérien et de l’économie sociale (MTATAES) et l’Agence espagnole pour la coopération internationale au développement (AECID), il devra donner une nouvelle impulsion à l’autonomisation des femmes et des jeunes, via l’entrepreneuriat. Étalé sur trois ans, et couvrant les régions Casablanca-Settat, Souss-Massa, l’Oriental et Tanger-Tétouan-Al-Hoceima, le protocole, signé ce mardi à Rabat par Nadia Fettah Alaoui et Ricardo Diez-Hochleitner Rodriguez, ambassadeur d’Espagne au Maroc et représentant de l’AECID, vise concrètement trois objectifs majeurs. Outre l’amélioration des capacités techniques, managériales et organisationnelles des femmes et des jeunes œuvrant dans le domaine de l’économie sociale et solidaire, dans les quatre régions ciblées par le projet, il devra aussi permettre la mise en place de structures améliorées de production et de rentabilité pour la pérennisation des activités, au sein d’un écosystème collaboratif, associant les différentes structures de l’ESS. À cela, poursuit le communiqué de presse du ministère du Tourisme, il faut ajouter l’amélioration de l’environnement économique et social de l’entrepreneuriat en économie sociale et solidaire, au bénéfice des personnes cibles. Il faut noter que ce partenariat, qui permettra de fédérer les capacités des deux parties pour accompagner le processus de développement inclusif des femmes et des jeunes, par la promotion de l’entrepreneuriat social et collectif, est venu à son heure.


En effet, le taux de chômage s’est accru de 4,2 points à 12,3% au deuxième trimestre 2020, contre 8,1% durant la même période un an auparavant, selon le Haut-commissariat au Plan (HCP). Ce dernier souligne que ce taux, qui a enregistré une forte hausse aussi bien en milieu rural qu’en milieu urbain, passant respectivement de 3% à 7,2% et de 11,7% à 15,6%, est le plus grand taux de chômage enregistré au Maroc ces vingt dernières années. Si globalement les jeunes ont été durement touchés par ce fléau, aggravé par la crise liée au coronavirus, les femmes ont particulièrement payé un lourd tribut. En effet, l’emploi féminin au Maroc a sensiblement reculé au deuxième semestre 2020, passant à 17,5% contre 19,5% une année auparavant. 

Khadim Mbaye / Les Inspirations Éco

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