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Économie verte : Le rôle crucial des argentiers

Le sommet de la finance s’est tenu ce mercredi 16 novembre, en marge de la COP22 à Marrakech. Les ministres des Finances présents ont été unanimes sur leur rôle crucial dans la transition vers une économie verte, une économie à bas carbone, non sans souligner l’apport indispensable du secteur privé.


Afin de maintenir le réchauffement climatique sous la barre des 2°C, la transition vers une économie débarrassée des énergies fossiles ou du moins d’une économie à bas carbone s’impose. Il s’agit ni plus ni moins d’un «bouleversement d’un cycle politique, économique et culturel», pour reprendre les propos de Mohamed Boussaid, ministre de l’Économie et des finances.

«La transformation de l’économie vers une économie verte décarbonisée entraînera des changements qui pèseront sur les capacités financières des États», a souligné l’argentier du royaume. Face à cette équation, le Maroc a proposé de créer, avec la Banque mondiale, une plateforme d’investissement verte dédiée à l’Afrique. Objectif : «mettre en place une ingénierie financière idoine pour élaborer des programmes budgétaires durables», ce qui passe par la formation d’une «communauté de praticiens au sein des différents ministères des Finances».

Banques de développement multilatérales

La transition de l’économie basée sur les énergies fossiles vers une économie à bas carbone nécessite également de lourds investissements dans les infrastructures, d’où le rôle prépondérant des banques de développement multilatérales. «Elles ont un rôle déterminant dans le financement des infrastructures durables, un rôle critique pour réduire les risques et doivent octroyer davantage de prêts à long terme», a dit un responsable de la Banque mondiale. «Chaque année, les banques de développement multilatérales font des prêts de l’ordre de 50 milliards de dollars. Il faudra doubler ces prêts dans les cinq ans à venir pour une croissance attractive et durable», a-t-il ajouté.

Même si cette transition vers l’économie verte va mobiliser énormément de finances publiques, elle impliquera aussi le secteur privé amplement. Mais, «pour amener les industriels à changer de comportements, il faudra une fiscalité attractive», a de son côté fait savoir Michel Sapin, ministre français de l’Économie et des finances.

Maintenant que l’Accord de Paris sur le climat est entré en vigueur, les ministères des finances doivent mettre en place une plateforme d’échange d’expertises. Dans cette optique, 25 ministres ont lancé, à la COP22, «le partenariat NDCs» pour aider à la réalisation des engagements des États à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.

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