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Crédits : le financement participatif affiche une nette accélération

Si les encours de crédits peinent à gagner du terrain au niveau des banques classiques, le financement participatif affiche une progression à deux chiffres en glissement annuel.

Les dernières statistiques monétaires de Bank Al-Maghrib font état d’une baisse des crédits bancaires entre janvier et février 2021. L’encours des crédits bancaires est ainsi passé, d’un mois à l’autre, de 932,3 MMDH à 930,6 MMDH, en retrait de 0,2%. Il s’affiche également en repli de 2,8% par rapport à fin 2020. Ceci étant, le volume des crédits évolue de 4% comparativement à la même période de l’année dernière.


En effet, un peu plus de 895,13 MMDH de prêts ont été octroyés en février 2020. Dans le détail, le crédit immobilier s’inscrit en légère hausse (+0,2% à 283,5 MMDH) par rapport au mois précédent. Comparé à la même période de 2020, l’octroi de prêts immobiliers augmente de 2,3%. Il a été essentiellement porté par les financements accordés par les banques participatives. Cette nouvelle industrie connaît une certaine accélération depuis son lancement en 2017. L’encours de ce type de financement augmente de 3,5% à 14,3 MMDH entre janvier et février 2021. En glissement annuel, la progression est de 47,5%. Les banques participatives ont distribué, en février dernier, pas moins de 12,73 MMDH en financements immobiliers, en retrait de 3,8% d’un mois à un autre mais en amélioration de 46,4% en glissement annuel.

Dans une moindre mesure, ces banques contribuent également au financement des projets liés à la consommation (1,01 MMDH), à l’équipement (878 MDH) ainsi qu’à la trésorerie (20 MDH). Leurs engagements se sont par ailleurs élevés à 4,95 MMDH, se présentant principalement sous forme de refinancement à travers le produit «Wakala bil Istithmar» et des dépôts à vue reçus des banques mères. Du côté des banques classiques, les crédits aux sociétés non financières privées ont enregistré une hausse de 6,5% en février après 7,5% un mois auparavant, tandis que ceux aux ménages ont augmenté de 3,6% après 3,2% en janvier. La ventilation par objet économique des crédits alloués au secteur non financier fait ressortir une augmentation des facilités de trésorerie de 13,7% après 14,4%, une baisse des prêts à la consommation de 3,7% après celle de 3,6% et des concours à l’équipement de 2,9% après celle de 2,6%, ainsi qu’une stagnation de la croissance des crédits à l’immobilier à 2,3%. Les comptes débiteurs et crédits de trésorerie ont légèrement progressé de 0,2%, d’un mois à l’autre, à 208 MMDH. Ils affichent par ailleurs une progression de 12,7% par rapport à fin février 2020. En raison d’une baisse de leur activité durant la crise sanitaire, la majeure partie des entreprises ont dû souscrire aux crédits de trésorerie garantis par l’État (Damane Relance et Damane Oxygène) mis en place par le Comité de veille économique (CVE). S’agissant des créances en souffrance, leur rythme de progression annuel est revenu à 14% en février après 15,3% en janvier. Dans ces conditions, le taux des créances en souffrance s’est établi à 8,8%.

Aida Lo / Les Inspirations Éco

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