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Commerce : L’activité paralysée à Agadir

Les commerçants de Souk El Had de la ville ont observé, en début de semaine, une grève pour protester contre cette décision du conseil communal visant à augmenter ses recettes fiscales.


Le nouvel arrêté fiscal et le cahier de charges régissant l’espace public communal, approuvés par le Conseil communal d’Agadir, lors de sa session extraordinaire de novembre, fait grogner de plus en plus les commerçants et les restaurateurs. Au Souk El Had d’Agadir, qui abrite plus de 3.140 boutiques, les marchands ont mené, lundi et mardi, une grève générale. Cette nouvelle protestation, troisième de son genre, fait suite à une décision municipale régissant l’exploitation du domaine public communal. Sur place, la grève des commerçants au complexe commercial a été à 100% suivie alors que les entités professionnelles affirment dans une déclaration accordée aux Inspirations ÉCO qu’elles prévoient l’organisation d’une marche de protestation à Rabat.

À ce titre, le volet logistique a été déjà mis en place par les entités professionnelles implantées dans ledit complexe commercial. S’agissant des restaurateurs installés en front de mer, l’adhésion au mouvement de protestation diffère d’une catégorie à l’autre. Selon l’association des restaurateurs à caractère touristique, à Agadir, la grève a été suivie à moins de 90% puisque les franchises internationales n’ont pas adhéré à la grève, mais elles se sont contentées de porter le brassard en signe de protestation. Cela dit, les grévistes reprochent aux autorités locales la non-concertation au moment de la préparation de cet arrêté fiscal. À cela s’ajoute la mise en place du nouveau cahier des charges. Si pour le Conseil communal, la concertation a été bien faite avec les commerçants avec l’objectif d’unifier les cahiers des charges régissant le domaine public communal ainsi que les engagements avec les différents exploitants, pour les commerçants, la décision, avec ses modalités d’application vise au fond l’augmentation des recettes financières de la Commune urbaine d’Agadir dans un contexte où les activités complémentaires ( restauration et artisanat) sont déjà impactées par la crise du tourisme.

Du côté de la Chambre de commerce, d’industrie et des services de la région Souss-Massa, les deux décisions sont qualifiées officiellement d’unilatérales. C’est pourquoi, la Chambre s’est déjà opposée à la démarche sur la base du fait que la Commune urbaine d’Agadir n’a pas adopté une approche participative avec les représentants officiels des professionnels, notamment la Chambre, les syndicats et les associations.  

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