Éco-Business

BCP : une bonne dynamique commerciale

Le groupe bancaire s’est montré particulièrement performant au cours du premier semestre 2020, et ce, malgré les effets de la crise sanitaire sur l’économie nationale. L’effort de provisionnement et l’aggravation du coût du risque ont eu, en revanche, raison des bénéfices du groupe.

La Banque centrale populaire (BCP) a dû faire face à la crise économique de ce premier semestre, induite par la crise sanitaire liée à la pandémie Covid-19. Durant la période d’état d’urgence sanitaire, le groupe déclare s’être rapidement adapté pour assurer la continuité de ses services dans des conditions optimales, «capitalisant notamment sur la densité de son réseau de distribution, son agilité et la robustesse de ses processus et plateformes».


Pour accompagner la relance de l’économie nationale, le groupe a entrepris un ensemble d’actions en faveur de tous les segments de sa clientèle aussi bien Particuliers qu’Entreprises. Dans ce sens, ce sont pratiquement 85.000 clients de la banque (particuliers, Marocains du monde, professionnels et entreprises) qui ont pu bénéficier des opérations de reports d’échéances de crédit. Le groupe s’est également mobilisé pour la commercialisation de produits dédiés à la relance.

Le réseau bancaire de BCP a en effet, reçu et traité plus de 18.000 demandes de crédit Damane Oxygène, soit l’équivalent de 3,5 MMDH et dont une majorité a été adressé aux TPE. Ces efforts ont permis au groupe de porter le total encours de crédits à près de 225 MMDH. La collecte des dépôts au Maroc a évolué, quant à elle, de 4,7% à 259 MMDH. Au niveau consolidé, les emplois clientèle s’élèvent à 327 MMDH, en progression de 5,7% comparativement à fin 2019.

Sur la même période, les crédits accordés ont augmenté de 1% pour s’établir à 261 MMDH. Ce qui a permis au groupe d’enregistrer un produit net bancaire (PNB) consolidé de 10 MMDH, en amélioration de 13,9%. Une dynamique de croissance qui a été porté, selon BCP, par l’effet combiné du changement de périmètre suite à l’intégration de nouvelles filiales acquises au T4-2019 et du redressement des activités de marché au T2-2020, suite à l’évolution favorable de la courbe des taux. Hors effet périmètre, les revenus du groupe auraient progressé de 6%. Cela étant, et compte tenu du contexte actuel, le coût du risque consolidé s’est alourdi de 3 MMDH, intégrant des provisions IFRS «Forward Looking» en anticipation des impacts de la pandémie sur les opérateurs économiques. Le coût du risque du T2-2020 a, quant à lui, été aggravé en partie par la faiblesse du recouvrement, attribuable au confinement des populations décrétés dans les différents pays d’implantation de BCP. Ce qui impacte sensiblement les bénéfices du groupe. Le résultat net consolidé s’est en effet déprécié de 48% à 1,03 MMDH tandis que le résultat net part du groupe s’est réduit de 38% pour s’établir à 1,01 MMDH.

Aida Lo / Les Inspirations Éco

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