Éco-Business

AgriTEK : le NPK-IndeX fait son entrée

Développé par AgriEge, en collaboration avec l’Université Mohammed VI Polytechnique et les Domaines agricoles, l’outil digital permet d’optimiser l’utilisation des trois engrais de base requis pour la culture du blé. En plus d’une économie de 20%, celui-ci améliore le rendement agricole de 25%. 

Après le N-IndeX, lancé en décembre 2021, place désormais au NPK-IndeX. Le nouvel outil digital, développé par la startup AgriEdge, en collaboration avec l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) et Les Domaines agricoles, permet désormais de faire la quadrature du cercle. C’est-à-dire que, grâce à son usage, le cultivateur marocain de blé peut maintenant optimiser l’application des trois engrais de base nécessaires à cette culture, à savoir : l’azote (N), le phosphore (P) et le potassium.

En effet, «le NPK-IndeX est un outil digital conçu, en collaboration entre AgriEdge, l’UM6P et Les Domaines agricoles, suite au lancement du N-IndeX il y a six mois. Si le N-IndeX permet juste d’optimiser l’application de l’azote, ce qui est quand même très important compte tenu de l’impact négatif que cette substance a sur les terres agricoles et l’environnement en général, nous avions également besoin d’un outil d’optimisation du phosphore et du potassium, qui sont des engrais nécessaires au démarrage de toute culture de céréales.

C’est ainsi qu’en l’espace de quelques mois, nous avons développé et testé le NPK-Index qui a donné des résultats très encourageants», explique Faïssal Sehbaoui, directeur général d’AgriEdge. Les premiers résultats indiquent, en effet, qu’il est possible d’atteindre 20% d’économie de ces trois engrais tout en réalisant 25% de rendement grain supplémentaire.

Les détails seront fournis lors d’une rencontre, prévue le 20 juillet au campus de l’UM6P Rabat. En attendant, il s’agit là d’une innovation très prometteuse, puisqu’en plus de relever le niveau de production des agriculteurs, elle diminue l’usage de l’azote et leur permet aussi de gagner en compétitivité. En effet, le prix de l’engrais azoté, notamment de l’ammonitrate 33,5, l’un des fertilisants les plus utilisés au Maroc, a connu une flambée inquiétante ces derniers mois.

Le NPK-IndeX réduit l’usage de l’azote de 20% par rapport aux parcelles témoins, ce qui est un niveau très satisfaisant sur le coût d’acquisition de ce produit, mais aussi sur l‘impact négatif de l’azote. Autre chose, le NPK-IndeX est un outil très important au Maroc où la culture de céréales (blé, orge, maïs) mobilise 70% des terres cultivables, mais ne satisfait que 54% des besoins nationaux.

Autrement dit, le Maroc ne produit pas suffisamment de blé. Or, un Marocain consomme, en moyenne, 200 kg de blé par an, soit trois fois plus que la moyenne mondiale. De ce fait, notre pays fait régulièrement appel aux importations pour satisfaire l’ensemble de ses besoins en blé. C’est encore le cas cette année où la campagne agricole débouchera sur une récolte de moins de 50 millions de quintaux.

Aziz Diouf / Les Inspirations ÉCO

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