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Aéronautique : Deux nouveaux écosystèmes en gestation

Le ministre de l’Industrie, de l’investissement, du commerce et de l’économie numérique vient d’annoncer le lancement imminent de deux nouveaux écosystèmes dans le secteur aéronautique. Il s’agit des écosystèmes «Moteurs» et «Composite» qui visent à monter en puissance en termes de valeur ajoutée industrielle et d’apport technologique.

Les quatre écosystèmes aéronautique lancés en 2015 seront bientôt rejoints par deux nouveaux programmes. Le ministre de l’Industrie, de l’investissement, du commerce et de l’économie numérique, Moulay Hafid Elalamy, en a fait l’annonce à l’occasion du lancement de l’Aerospace Meeting Casablanca hier à Casablanca. Il s’agit d’un premier écosystème «Moteur» et d’un 2e consacré au «Composite» qui viendra compléter celui déjà en place depuis 2015. En effet, le secteur compte déjà des programmes portant sur les filières de l’assemblage, du système électrique-câblage et harnais (Ewis), del’entretien-réparation & révision (MRO) et de l’Ingénierie. «Cette première phase du contrat-programme a donné ses résultats mais devient quelque peu obsolète, il est temps de passer à la vitesse supérieure en mettant l’accent sur des secteurs à plus forte valeur ajoutée», explique Moulay Hafid Elalamy. Concernant l’écosystème Moteurs, il s’agira d’un écosystème complet qui devrait bientôt être validé avec l’un des grands constructeurs du secteur sur le plan mondial. «C’est le cœur de cette industrie et de nombreux opérateurs marocains sont aujourd’hui intéressés. La décision a été prise lors d’une récente réunion avec un constructeur important qui considère fortement la mise en place de cet écosystème», précise le ministre de l’Industrie.


Le deuxième écosystème répond à un autre besoin de pointe. «Une partie de l’écosystème Composite existe déjà et a été mise en place en partenariat avec l’américain Hexcel, mais nous voulons aller plus loin sur le plan technologique», souligne Elalamy. La question du taux d’intégration demeure également stratégique. Selon l’officiel marocain, ce taux aurait dépassé les 17% enregistrés déjà en 2015 et serait très encourageant. Manifestement, le Maroc veut reproduire le modèle du secteur automobile dans l’aéronautique et viser des taux d’intégration plus importants sur le moyen et long termes. L’Exécutif semble en tout cas confiant. «Les compétences de pointe de nos ingénieurs ne sont plus à prouver et la formation sera un facteur important en vue d’atteindre ces objectifs», précise le ministre de l’Industrie. Pour rappel, les quatre premiers écosystèmes devraient permettre, d’ici 2020, de créer 23.000 nouveaux emplois, soit le triple de l’effectif actuel, de doubler le chiffre d’affaires à l’export pour le porter à 16 MMDH, d’atteindre un taux d’intégration local de 35% et d’attirer plus de 100 nouveaux acteurs. Attirer plus d’IDE est d’ailleurs l’un des objectifs majeurs de l’Aerospace Meeting Casablanca. Bombardier, Safran, Stelia, UTC ou encore Thalès, les grands donneurs d’ordre de l’industrie aéronautique se sont donné rendez-vous pour cette quatrième édition. Cet évènement réunira l’ensemble des acteurs implantés au Maroc, les professionnels de l’industrie MRO et de l’Infrastructure aéroportuaire ainsi qu’un grand nombre de donneurs d’ordre et équipementiers internationaux. Il permet de répondre aux besoins accrus en capacités de production, de mieux profiter de la proximité géographique de la base aéronautique marocaine dans le prolongement naturel de l’Europe, et des incentives qu’offre le Maroc avec notamment la Plateforme industrielle offshore de Nouasser – Midparc et l’IMA – Institut des métiers de l’aéronautique.

Les trois dernières éditions de 2011, 2013 et 2015 ont connu un réel succès avec la participation respectivement de plus de 140, 200 et 250 entreprises. 2.500, 4.500 et 5.000 rendez-vous B to B ont pu être concrétisés, rendant compte des capacités qu’offrent les entreprises aéronautiques marocaines en termes de savoir-faire et d’opportunités de développement et de croissance dans les domaines de la construction aéronautique civile, de défense, d’électronique embarquée ainsi que les activités connexes à haute valeur ajoutée. L’Aerospace Meeting Casablanca se veut une vitrine du savoir-faire marocain dans les domaines de l’industrie aéronautique.

Selon les organisateurs, l’évènement vise à mettre en relief les nouveaux acquis du Maroc dans le secteur et à offrir l’opportunité aux acteurs nationaux et étrangers d’avoir de la visibilité sur l’avenir de l’aéronautique marocain, qui s’inscrit actuellement dans une nouvelle configuration de développement, portée par le déploiement d’écosystèmes performants. Il permettra également de se pencher sur le rôle des universités dans la formation des jeunes aux métiers de l’aéronautique. 


AIMA Africa entre en scène

Fait marquant pour cette 4e édition de l’Aerospace Meeting Casablanca : le lancement de l’Airport Infrastructure & MRO Aviation (AIMA Africa), un nouvel évènement consacré aux Infrastructures aéroportuaires, l’entretien, la réparation, la révision ainsi que la formation avec la présence remarquée de l’Office national des aéroports (ONDA) et de la Royal Air Maroc (RAM). L’objectif des organisateurs étant de monter en puissance et d’accorder une meilleur visibilité et impact de cet évènement stratégique pour l’industrie aéronautique marocaine. 


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