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Accord agricole : COAG tire à boulets rouges sur le pacte

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Lors d’une réunion organisée au Parlement européen, la filière espagnole de fruits et légumes, COAG, a exigé l’application de l’arrêt du tribunal européen. 


L’arrêt du tribunal européen contre l’accord agricole s’est révélé être une opportunité en or pour saborder le pacte, pour la filière espagnole de fruits et légumes. La semaine dernière, une conférence pour analyser cette décision de la justice européenne a eu lieu au sein du Parlement, rapporte le syndicat agricole COAG. Invité à prendre la parole devant les eurodéputés, Andrés Gongora, le responsable de la section des fruits et légumes au sein de cette puissante organisation, n’a pas manqué d’épingler le pacte. Gongora a demandé l’application immédiate de la sentence qui annule l’accord agricole.

La réunion sur laquelle rien n’a filtré sur le portail du Parlement européen a invité COAG comme unique représentant de la filière espagnole. Durant ce débat, le porte-parole des producteurs ibériques s’en est vigoureusement pris aux exportations de tomates, considérant que ces envois marocains vers le marché européen ont enregistré une hausse conséquente depuis le démarrage de la campagne 2015/2016. Brandissant des statistiques qui ne coïncident d’ailleurs jamais avec celles déclarées par les producteurs marocains, l’intervenant espagnol a voulu montrer aux eurodéputés le supposé danger que représentent les produits provenant du royaume à l’encontre de la production espagnole. 

Selon cette organisation, dont les données ont été contestées par son propre ministère de tutelle, le prix de la tomate espagnole a atteint un minimum historique de 0,20 euro/kg. «Nous parlons d’un accord qui porte préjudice à l’économie de plusieurs zones de production européennes, érode la préférence européenne et attaque notre calendrier de production», a martelé le représentant de la filière ibérique de fruits et légumes.

Sur cette même lancée accusatrice, COAG a ressorti son argument concernant l’étiquetage indiquant l’origine des fruits et légumes frais, commercialisés dans les étals européens. L’intervenant espagnol s’est érigé en défenseur des consommateurs européens en prétendant que l’absence de mention de provenance des produits marocains sur l’emballage est une atteinte aux droits des consommateurs communautaires. Reste à savoir si le Parlement européen va prêter une oreille attentive aux «gémissements» sans fin de la filière espagnole, dont le principal dessein n’est autre que l’obtention de nouvelles aides des caisses européennes.

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