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L’automobile accessible : entre budget et besoins

Souvent achetée à crédit, l’automobile de la classe moyenne est à la fois un moyen de mobilité, un outil de travail et même un marqueur social pour une catégorie de la population en quête, elle aussi, de reconnaissance.

L’automobile accessible. Voilà une thématique aussi large que la plage tarifaire dans laquelle évoluent les différentes sortes de voitures achetées par toute une classe sociale. Cette dernière est, elle-même, compliquée à identifier, puisqu’on y trouve des salariés à modestes revenus, des fonctionnaires, des techniciens, des petits artisans ou commerçants et même des prestataires de services. Cette catégorie de la population qui est ni riche, ni pauvre, achète aussi bien une micro-citadine autour de 100.000 DH qu’une berline ou un SUV à 220.000 DH, voire un peu plus. La voiture de la classe moyenne est souvent la première à laquelle accède une secrétaire, ou la première auto avec laquelle un jeune couple démarre dans la vie ou encore le premier véhicule neuf qui remplace un autre d’occasion.


Le budget d’abord…
Les sociologues et statisticiens s’accordent à le dire : l’une des caractéristiques majeures de la classe moyenne est, justement, l’accès à l’automobile. Même à des niveaux de prix inférieurs, la voiture reste indéniablement un marqueur social. Le prix ou plutôt le budget qui est alloué à l’automobile de la classe moyenne est crucial et, le plus souvent, pèse sur les ménages à modestes revenus. Quand certains sont prudents dans leur choix et dans leur capacité d’endettement, d’autres s’aventurent dans des mensualités de crédit dures à honorer ! La voiture devient alors une contrainte, un poids difficile à assumer et même un luxe dans le foyer. Or, l’automobile de la classe moyenne doit rester accessible et répondre à sa première raison d’être : un outil de mobilité ou de travail, ni plus, ni moins. Pour autant, la classe moyenne a évolué et ses goûts ont également pris de la hauteur, allant vers des véhicules plus branchés et un peu mieux équipés que par le passé.

Une voiture et des besoins
Cela nous amène à poser cette question : «mais qu’achète donc la classe moyenne ?». Au vu de la plage tarifaire évoquée plus haut (de moins de 100.000 à un peu plus de 220.000 DH), il y a un peu de tout, mais le prix n’est justement pas tout. La catégorie du véhicule retenue diffère, selon qu’il s’agisse d’un homme ou d’une femme, d’un couple (avec ou sans enfants), d’une famille assez nombreuse, d’un retraité, mais aussi d’autres paramètres comme le métier exercé, le lieu du domicile, excentré ou non, ou tout simplement pour une question de goût. À titre d’exemple, les jeunes actifs opteront pour une citadine polyvalente (type Peugeot 208, Renault Clio, Citroën C3…), voire un SUV citadin (Dacia Duster, Renault Captur, Peugeot 2008, Seat Arona), les parents d’enfants privilégieront les petites berlines tricorps (Dacia Logan, Hyundai Accent, Toyota Corolla…), tandis que les artisans en charge de familles nombreuses ne jurent que par les ludospaces (Renault Express, Citroën Berlingo, Dacia Dokker, Opel Combo, VW Caddy…). Cette dernière catégorie de véhicules répond pleinement aux attentes de sa cible, avec, le plus souvent, un habitacle spacieux, accessible via des portes coulissantes, modulable à volonté et capable de transporter aussi bien les membres de la famille que les objets liés à une activité professionnelle. C’est là que l’automobile accessible trouve une double utilité et répond à deux besoins : celui d’être un moyen de transport et d’être un outil de travail.

Jalil Bennani / Les Inspirations Éco Auto

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