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Villes durables : OCP en quête d’investisseurs à Dubaï

Des contrats d’investissements devraient être opérationnels avec de grands groupes émiratis dès la fin de l’année en cours.

Le Groupe participe du 6 au 8 septembre au CityScape de Dubaï. Dans cette grand-messe de l’immobilier du Moyen-Orient, OCP entend mettre en avant ses projets d’éco-urbanisme et nouer des contacts avec des investisseurs potentiels.

Le Groupe OCP poursuit les efforts de promotion et de développement de ses villes durables. Après une présence remarquée au CityScape d’Abou Dhabi en avril dernier, le groupe rempile pour une nouvelle édition de ce grand événement qui se tient cette fois-ci à Dubaï du 6 au 8 septembre. Le groupe OCP y met en avant la Ville verte Mohammed VI à Benguérir, le Pôle urbain de Mazagan, près d’El Jadida et la Technopole Foum El Oued, à Laâyoune. De grands projets structurants qui devraient atteindre leur vitesse de croisière durant les mois qui se profilent.


Grandes visions
«Nous sommes ici à la recherche de grands développeurs pour nous accompagner dans nos projets», précise Karim Laghmich, directeur général de la Société d’aménagement et de développement de Mazagan. Le responsable affirme d’ailleurs que des contrats d’investissements devraient être opérationnels avec de grands groupes émiratis dès la fin de l’année en cours. D’ailleurs, le projet de pôle urbain de Mazagan s’apprête à voir l’entame des travaux de sa première tranche portant sur pas moins de 200 hectares; celle-ci devrait être livrée entre 2018 et 2019. Un premier pas dans le cadre d’un projet qui s’étalera sur trente ans et qui s’articule autour de quatre axes: une zone consacrée à la recherche, à l’innovation et aux infrastructures académiques, un espace central axé sur l’animation, autour d’un centre commercial en plus d’une zone bien-être et santé et d’un axe englobant notamment un parc des expositions internationales et des commerces et hôtels.

La société d’aménagement a déjà bouclé les études urbanistique, géotechnique et d’impact environnemental. Le montage financier a également été structuré et les premiers travaux d’aménagement lancés. Autre projet phare mis en exergue dans le cadre de cet événement, la technopole Foum El Oued, qui vise à accompagner le développement des régions du Sud. Pilotée par via la Fondation Phosboucraa, le projet a pour vocation d’accompagner les projets industriels de la fondation à travers la formation, le développement des compétences et le soutien à la création d’entreprises locales et régionales.

La Technopole sera construite entre 2016 et 2022 et abritera trois pôles majeurs: un pôle consacré à l’enseignement et la recherche autour des thématiques liées à l’environnement saharien, un pôle de soutien au développement économique, régional (incubateur d’entreprises, business center…) et enfin, un pôle culturel comportant un musée ou encore un village commercial et artisanal. «Nous insistons beaucoup sur la dimension Smart de cette technopole à travers les projets de l’Université Mohammed VI polytechnique de Laâyoune, du lycée d’excellence et du centre de compétences industrielles», souligne Hajbouha Zoubeir, vice-présidente de la Fondation Phosboucraa. Le projet vise à accueillir une population cible de 12.000 habitants.

Enfin, OCP cherche également à promouvoir le projet de la Ville verte Mohammed VI de Benguérir. Lancée en 2009 par le souverain dans le cadre des grands projets de développement du Groupe OCP, la ville verte de Benguérir a été conçue pour accueillir une population cible de 100.000 habitants. La ville verte avance à grands pas avec le lancement de l’Université Mohammed VI polytechnique, le démarrage des travaux d’aménagement de la technopole, le lancement du 1er programme immobilier (résidentiel, hôtelier, commercial) et le démarrage des travaux de réalisation d’équipements d’accompagnement et d’attractivité. 

Pour accompagner l’ensemble de ces projets, le Groupe OCP s’appuie sur sa joint-venture avec le groupe américain Jacobs dans le cadre de l’entité JESA (Jacobs Engineering S.A.). Disposant d’un très haut niveau d’expertise et comptant environ 1.200 employés dont 90% marocains, l’entreprise vise une croissance de 10 à 15% durant les prochaines années.

D’ailleurs, l’entité devrait établir son siège au sein du complexe de Mazagan. JESA développe également une stratégie commerciale avec une vision d’ouverture consistant à se développer et à s’affirmer dans de nouveaux marchés à l’international. Grâce à ses deux filiales, «Team Maroc», bureau d’ingénierie basé à Rabat, et JESA International, JESA a atteint un chiffre d’affaire de 1,4 MMDH en 2015.

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