Sports

Tourisme responsable : le Rallye Aïcha des Gazelles donne l’exemple

Le Rallye Aïcha des Gazelles, dont l’une des grandes étapes se déroule au Sud-Est du Maroc, notamment dans la Région Drâa-Tafilalet, fait de la réduction de l’empreinte environnementale son principal credo. A chaque édition, le Rallye réalise un bilan environnemental conformément à la norme environnementale ISO 14001.

S’il y a un territoire où les pratiques touristiques exigent une éthique de protection de ses sites, c’est bien évidemment la Région Drâa-Tafilalet, marquée par la vulnérabilité des actifs naturels. Conscient de cet enjeu, le Rallye Aïcha des Gazelles, dont l’une des grandes étapes se déroule au Sud-Est du Maroc, notamment dans la Région Drâa-Tafilalet, a fait de la réduction de l’empreinte environnementale son principal credo.

Événement phare de l’agenda sportif féminin au Maroc, «le Rallye raid Aïcha des Gazelles est actuellement la seule compétition automobile à avoir obtenu la norme environnementale Iso 14001, qui est un cadre d’exigence en matière de système de gestion environnementale», explique Dominique Serra, fondatrice et présidente directrice générale du Rallye Aïcha des Gazelles au Maroc.

Initié, il y a plus de trois décennies, l’événement repose sur un principe clé: «La vitesse n’est pas un critère de classement pour gagner le Rallye, qui est essentiellement basé sur la réalisation de moins de kilomètres et une sensibilisation à la moindre consommation de carburant», ajoute Dominique Serra. Depuis l’année 2017, le Rallye a lancé une nouvelle catégorie électrique (Les E-Gazelles) qui propose une alternative à l’essence et au diesel alors que la catégorie Crossover, déjà existante, accueille des véhicules hybrides.

Une reconversion progressive vers les véhicules électriques
Selon les organisateurs, l’objectif est de réaliser une reconversion progressive vers les véhicules alternatifs à l’horizon 2030. Aujourd’hui, cette catégorie ne cesse de se développer toujours sous l’égide de la Fondation Prince Albert II de Monaco. Déjà, depuis l’année 2018, cette catégorie a grandi en passant de 6 équipages sur la ligne de départ à 10 véhicules électriques en 2019 pour se situer actuellement à 12 ou13 véhicules dont 1 véhicule à hydrogène durant les deux dernières éditions.

Dans ce sens, la prochaine édition, prévue du 5 au 18 mars 2023, renforcera davantage ce positionnement. En effet, l’idée de produire l’électricité du bivouac par des énergies renouvelables est plus que jamais au cœur des préoccupations. Durant l’édition 2022, des essais ont été effectués pour envisager l’alimentation du bivouac à l’hydrogène vert afin de contribuer à sa décarbonation alors que l’évènement adopte aussi un dispositif de collecte de déchets pour une gestion optimale de cette question.

Sur ce dernier point, l’ensemble des déchets produits par le bivouac sont incinérés alors que le Rallye est accompagné par un certificateur sur le terrain. «Depuis l’année 2008, nous avons planté aussi plus de 13.000 palmiers dattiers pour lutter contre la désertification. Parallèlement, nous avons procédé à la mise à niveau du canal d’irrigation de la palmeraie de Merzouga», précise d’emblée Dominique Serra.

Un comité d’éthique et de RSE
Instaurant une «Charte de bonne conduite environnementale» destinée à tous les acteurs présents sur l’événement, le Rallye Aïcha des Gazelles du Maroc dispose également d’un comité d’éthique et d’un autre comité dédié spécialement à la Responsabilité Sociétale Environnementale (RSE). Ce dernier fédère les entreprises et institutions partenaires françaises et marocaines du Rallye pour respecter, avec leur participation, les engagements du Comité RSE. Durant l’édition 2021, un projet de recyclage des bouteilles en plastique consommées lors du Rallye a été mené par une entreprise d’insertion professionnelle.

Aussi, le Rallye génère peu de déchets dangereux, puisque la pose systématique de bâche et de tapis de protection de sol sur les postes de travail mécaniques et la fourniture de kit anti déversement évite de souiller le sol si un déversement devait avoir lieu. Par ailleurs, durant l’édition 2023, l’association Cœur de Gazelles compte renouer avec sa caravane médicale itinérante afin de donner accès aux soins aux populations les plus reculées. Cette caravane est initiée en partenariat avec le ministère de la Santé et de la protection sociale.

En effet, plus de 50 bénévoles se mobilisent chaque année sur plusieurs spécialités pour dispenser des soins aux populations locales.

Yassine Saber / Les Inspirations ÉCO

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