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Un matelas de sécurité pour le nouvel exercice financier

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EDITO. Parvenir à dégager 2 milliards de dirhams d’excédent budgétaire, en ces temps durs de pandémie, est une bonne performance que nos collectivités locales viennent de réussir.

Avec une gestion d’austérité plus accentuée des dépenses, cette enveloppe permet d’assurer un matelas de sécurité pour démarrer le nouvel exercice financier, dont les lignes directrices seront tracées par le projet de loi de Finances devant être bouclé d’ici le 20 octobre prochain.


Ceci, sachant que ledit excédent est destiné à couvrir les dépenses engagées et devant être payées au cours des mois restants de l’année 2021, comme l’a bien spécifié la Trésorerie générale du royaume dans son tout dernier bulletin statistique. C’est dire que l’étau financier ne s’en sera pas pour autant desserré pour les gestionnaires des affaires locales qui devront, coûte que coûte, s’acquitter de leurs obligations de résultat.

En effet, la liste des chantiers devant être initiés est bien fournie et les enjeux dictés, tant par les réalités socio-économiques que par les orientations du Nouveau modèle de développement, sont bien connus.

La mise à niveau intelligente et durable des infrastructures de base, l’amélioration de la qualité du service public, l’accompagnement de l’essor économique des villes, le développement de l’offre sociale et culturelle…

Une vraie rupture est attendue par le citoyen. Et celle-ci appelle, bien entendu, moult investissements.

C’est ici que l’ingénierie financière prend tout son sens, d’autant plus que la manne fiscale a ses limites et que la contribution publique aux fonds des collectivités est déjà bien conséquente.

Le nouveau cap qui s’ouvre avec la nouvelle mandature impose à l’élite locale, et donc aux Régions, de couper le cordon ombilical avec les caisses publiques pour aller développer de nouveaux canaux de financement.

Certes, les 2 milliards de DH d’excédent se verront renforcés au fil de l’eau, mais il faudra puiser dans les programmes de développement régionaux, les partenariats public-privé, le fonds de solidarité régional, les jumelages avec les partenaires étrangers… pour créer de l’argent local et garantir le décollage tant espéré de nos villes. C’est en cela que consiste l’essence de la régionalisation avancée.

Meriem Allam / Les Inspirations ÉCO

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