Opinions

Et le droit à l’éducation ?

EDITO. C’était inévitable, ou presque. Las de devoir jouer aux maestros de la partition improvisée de l’enseignement à distance, les parents montent au créneau. Bon nombre d’entre eux ont décidé de rendre leur tablier et de rappeler au gouvernement ce qu’impose la garantie du droit à l’éducation, abstraction faite de tout cas de force majeure. Ils ont choisi d’ester en justice pour appeler à la réouverture des établissements scolaires fermés pour cause sanitaire. Nous en parlions dans cette même colonne : le sujet de l’imposition de l’enseignement à distance est une bombe à retardement. Certes, il s’agit de préserver nos enfants de l’onde de choc du virus. Sauf que ni notre système pédagogique avec ses lacunes, ni nos écoliers, ni les parents, ni même nos établissements scolaires n’y sont préparés. Logique, car on ne se prépare pas à une pandémie, on y résiste du mieux qu’on peut. Mais, aujourd’hui, nous avons compris la nécessité d’apprendre à vivre avec ce virus, peut-être même avec d’autres plus virulents si l’en en croit les alertes de l’OMS. D’où la requête des parents qui en appellent à la refonte de tout le circuit éducatif au regard de la nouvelle donne sanitaire. Ils ne veulent plus s’improviser assistants éducatifs et exigent que les enfants aillent réellement à l’école, que les cours soient dispensés comme de coutume, tout en respectant les mesures barrières. Entre l’angoisse ambiante, un chamboulement généralisé du monde professionnel, des casseroles financières que les ménages traînent ces derniers mois, de très nombreux parents sont dans l’incapacité de gérer les plannings des visioconférences, les couacs de connexion, la concentration des écoliers pendant les cours, la transmission des fiches et exercices et autres supports aux enseignants. Depuis quelques mois, les soirées en famille ont des airs de réunion de chantier, avec les briefs sur les devoirs à remettre, les visioconférences du lendemain, le point sur les supports à imprimer… En attendant la suite que donnera le gouvernement à cette colère parentale, il ne nous reste plus qu’à espérer le retour à une vie normale.

Meriem Allam / Les Inspirations Éco

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