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Édito. Silence, on lit

Il s’agit d’une industrie assez fragile. Au Maroc, le marché de l’édition est un combat permanent pour les éditeurs. C’est un secret de polichinelle, mis à part les maisons d’édition qui ont fait leur place au niveau national et qui diffusent à l’international, beaucoup d’éditeurs ont du mal à joindre les deux bouts. Difficile pour eux de vivre de ce métier uniquement. D’où l’importance des événements au service de cette noble cause.

Récemment, le Salon maghrébin du livre qui s’est tenu à Oujda a été un succès sans précédent avec plus de 50.000 visiteurs. Et près de 50 stands avaient été mis en place.

Au-delà de ces chiffres, les intervenants, en provenance de plus d’une dizaine de pays, étaient impressionnés par la qualité des débats lors des tables rondes. Du jamais vu, loin de l’axe Casa-Rabat-Marrakech.

Dans le même sillage, le Salon international du livre, qui s’est ouvert la semaine dernière à Rabat, n’a rien à envier aux salons internationaux.

D’ailleurs, plus de 700 exposants de 48 pays y sont présents. Tandis que Aziz Akhannouch a donné le coup d’envoi de cet événement, le gouvernement a bien l’intention de renforcer son soutien à l’édition. Cela passe par l’organisation d’événements importants, mais aussi par une adaptation à l’ère du temps. Si les jeunes s’intéressent de moins en moins aux livres, le passage au numérique est une solution idéale pour promouvoir l’édition.

Le livre numérique ne peut pas remplacer le livre papier, mais il reste un outil qui intéressera plus facilement la nouvelle génération connectée. Un jeu d’équilibre à mettre en place pour la survie du livre et des maisons d’édition.

Hicham Bennani / Les Inspirations ÉCO


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