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Charité bien ordonnée…

Il est un célèbre dicton qui dit que «charité bien ordonnée commence par soi-même». Et lorsqu’il s’agit du budget de fonctionnement de l’administration publique, cette phrase prend tout son sens. Comment, en effet, peut-on plaider en faveur de l’austérité et justifier le resserrement par la pression sur les finances publiques lorsqu’on ne se serre pas soi-même la ceinture? Même si l’impératif d’alléger le poids de cette catégorie de dépenses est avéré depuis des années, force est de constater qu’en 2022, le budget de fonctionnement a atteint 271,7 milliards de dirhams contre 241,3 en 2021. Et ce n’est pas fini puisque cette année encore, cette enveloppe devrait continuer de gonfler.

Près de 12% de hausse attendue lors de l’exercice courant. Ce n’est pas rien ! Entre avantages sociaux et mise à disposition de véhicules de fonction, la facture enfle chaque année davantage mettant en péril le fragile équilibre des caisses. Un manque à gagner pour le budget d’investissement public et pour le financement de bon nombre de chantiers pour lesquels l’État cherche désespérément du cash.

La parade de la manne fiscale a, certes, été trouvée pour lever des fonds mais elle n’est ni inépuisable ni sollicitable à volonté. Ce qu’il faut, c’est de la rationalisation et une meilleure gouvernance. Alléger les dépenses et optimiser les ressources permettraient de dégager des fonds conséquents. Un chantier sur lequel le gouvernement devrait «foncer» franco, sans état d’âme, car l’enjeu n’est pas seulement économique, il est aussi social.

Meriem Allam / Les Inspirations ÉCO

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