Opinions

Baisse des prix des hôtels: le «martelage marketing» n’a pas encore eu lieu

Depuis le temps que les hôteliers attendaient un petit signal pour relancer leurs unités et renforcer leurs shifts, il y avait fort à parier que les packages et offres marketing allaient fuser de toutes parts dès qu’une once de reprise se profilerait à l’horizon.

Aujourd’hui, l’opération Marhaba est bel est bien lancée. Une opportunité en or pour l’un des secteurs laminés par la crise sanitaire, si tant est que les professionnels sachent la saisir. Il est vrai que l’engagement a été pris, par la Confédération nationale du tourisme (CNT) et la Fédération nationale de l’industrie hôtelière (FNIH), de consentir une réduction allant jusqu’à 30% au profit des MRE et même des nationaux.


Cependant, tous les hôteliers suivront-ils ? Rien n’est moins sûr. Nombreux sont, en effet, ceux qui tiennent à combler du mieux qu’ils peuvent le manque à gagner résultant de près d’une année et demi de morosité. Mais, ce que ces hôteliers doivent garder à l’esprit en concevant leurs offres pour cette saison cruciale, c’est que tant le client résident que celui émigré ont vu leurs budgets rétrécir sous le coup de la pandémie. Une donnée-clé qui poussera tout touriste à scruter ses dépenses, tout en restant très exigeant quant à la qualité de la prestation. C’est dire qu’il faudra mettre le paquet en termes de packages, tout en assurant un service «zéro défaut» et une logique sanitaire irréprochable, le tout en misant sur un taux de remplissage optimal mais peu risqué. Un véritable exercice d’équilibriste !

Pour l’instant, il faut le dire, le «martelage marketing» n’a pas encore eu lieu et la communication demeure relativement timide, une semaine après que les instructions royales relatives à l’opération Marhaba aient été données et que les premiers vols vers le pays aient eu lieu. Attention, toutefois, car le temps passe et les semaines de la saison estivale sont comptées. Les régions les plus attrayantes et les offres les plus séduisantes seront les plus prisées. Les retardataires et ceux qui n’ont pas bien «écouté» le marché perdront leur place au soleil.

Meriem Allam / Les Inspirations Éco

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