Maroc

Vaccin anti Covid-19 : nous sommes prêts !

La stratégie nationale de vaccination contre la Covid-19 a été finalisée, avec comme principal objectif de toucher au moins 80% de la population en trois mois.

«Le dossier du vaccin est désormais une cause nationale.» C’est ainsi que le ministre de la Santé, Khalid Ait Taleb a planté le décor des préparatifs précédant le lancement de la campagne nationale de vaccination contre la Covid-19. Le Maroc, qui occupe actuellement la 32e position au niveau mondial en termes de contaminations, avec 324.941 cas enregistrés jusqu’au 23 novembre dernier, a adopté une démarche anticipative durant cette étape de la lutte nationale contre la pandémie.


Le royaume a en effet pu mettre en place, en un temps record, la logistique nécessaire au lancement de la campagne. Ce sont les professionnels de la santé, de l’enseignement, ainsi que les personnes âgées et celles atteintes de maladies chroniques, qui auront la priorité, avec comme objectif de couvrir par la suite au moins 80% de la population marocaine en trois mois de vaccination. La stratégie nationale, aujourd’hui finalisée, se fonde sur la mise en place de 2.880 unités de vaccination à l’échelle nationale, et sera renforcée par le réseau des unités mobiles qui devront cibler les zones difficiles d’accès. «Des plans provinciaux ont été établis», a précisé à ce titre Ait Taleb lundi devant les députés, avant d’ajouter que le volet territorial de la mise en œuvre de la stratégie nationale de vaccination sera particulièrement suivi.

Le responsable gouvernemental a aussi insisté sur le fait que la campagne de vaccination devra s’opérer parallèlement au relèvement du seuil de vigilance dans le cadre du dispositif de prévention, ainsi que le renforcement de l’infrastructure d’accueil des personnes atteintes du virus. À Casablanca, la ville qui souffre le plus de la propagation du virus depuis plusieurs semaines, ce sont 300 lits supplémentaires qui ont été ajoutés le 24 novembre, portant la capacité d’accueil des sites aménagés à plus de 2.000 lits.

Une gestion sereine de la situation
Le ministre de la Santé a fortement défendu, devant les parlementaires, l’approche qui a prévalu à ce jour pour limiter la propagation de la Covid-19. «Jusqu’à présent, la gestion de la pandémie a été réussie, comme en attestent plusieurs indicateurs, notamment le taux de mortalité qui est parmi les plus bas au monde», a souligné Ait Taleb. Pour l’étape de la vaccination, des guides techniques seront édités en vue de veiller au bon déroulement de l’opération au niveau des différentes stations de vaccination, sans oublier les comités techniques qui seront installés au niveau de toutes les préfectures et provinces. Ces derniers auront aussi la charge de l’évaluation du déroulement de l’opération. À noter que le gouvernement a déjà mené d’autres opérations de vaccination qui s’inscrivent dans le cadre du programme national de vaccination, notamment des enfants, avec des équipes bien rodées à l’exercice de la vaccination en masse.

La situation épidémiologique reste inquiétante

La question de la capacité d’accueil des hôpitaux est posée avec acuité en raison de la hausse de la moyenne quotidienne des cas déclarés durant les cinq dernières semaines. Cela, sachant que le dispositif, qui a été mis en place graduellement depuis des mois, a permis de surmonter le déficit qui pourrait marquer l’accueil des personnes dont le cas nécessite l’hospitalisation. Le département de la Santé reste malgré tout rassurant et conditionne la baisse des cas par le renforcement de l’arsenal préventif. Il faut dire que la hausse du nombre de dépistages, qui place le Maroc au 1er rang au niveau du continent, a contribué à la hausse du nombre de personnes déclarées chaque jour. Sans tomber dans l’alarmisme, et comparativement aux moyennes journalières enregistrées durant les dix derniers jours dans le monde, le Maroc est largement en bas du tableau, ce qui montre que la vigilance reste de mise en dépit de la hausse des risques de la propagation de la Covid-19 dans certaines villes qui connaissent plus que d’autres des difficultés à cerner la propagation parmi les habitants.

Younes Bennajah / Les Inspirations Éco

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