Maroc

Symposium de l’eau à Casablanca: Focus sur l’efficacité et la sécurité hydriques au Maroc (VIDEO)

L’efficacité et la sécurité hydriques au Maroc ont été au centre du symposium de l’eau organisé, mercredi à Casablanca, sous le thème « Efficacité et sécurité hydriques au Maroc : Tous responsables ! ».

Organisé à l’initiative de Finances News Hebdo, en partenariat avec le ministère de l’Equipement et de l’Eau et le ministère de l’Industrie et du Commerce, cet évènement a connu la participation d’un parterre de personnalités dont notamment le ministre de l’Equipement et de l’Eau, Nizar Baraka, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour, et le président de la Région de Casablanca-Settat, Abdellatif Maâzouz, outre des acteurs de l’écosystème.

Modéré par Abdellah Tourabi, ce symposium s’est articulé autour de trois panels, à savoir « les politiques publiques en matière de protection des ressources et d’efficacité hydriques », « les bonnes pratiques en matière de gouvernance et de contrôle de l’eau » et « les partenariats public-privé dans la gestion des ressources hydriques ».

Dans ce sens, les intervenants au symposium ont rappelé que la sécurité hydrique constitue une priorité nationale et une question urgente et sérieuse qui nécessite la mobilisation des efforts de tous, mettant en avant l’importance de l’efficacité et de la protection hydriques.

Les experts de différents horizons ont également relevé que la région de Casablanca-Settat est la région la plus touchée par le stress hydrique, notant que la région s’est inscrite dans le programme du gouvernement et dans la feuille de route tracée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI dans le cadre de la Stratégie nationale de l’eau à l’horizon 2027.

Du point de vue de l’industrie, ils ont mis l’accent sur la nécessité d’un fort engagement vis-à-vis de la préservation et la gestion de cette ressource vitale, à travers le rassemblement des industries polluantes dans des zones industrielles particulières en vue d’éviter le déversement dans les nappes phréatiques.

Dans une déclaration à la presse, M. Nizar Baraka a souligné que cette rencontre a été l’occasion de débattre et de discuter de l’efficacité et de la sécurité hydriques, ajoutant qu’il s’agit d’une problématique sérieuse qui nécessite la mise en place d’une stratégie à long terme.

« Nous agissons à plusieurs niveaux en vue de faire face au stress hydrique, de protéger les ressources en eau et de protéger les citoyens de la soif et des inondations, à travers le lancement de 129 petits et moyens barrages, outre 16 grands barrages en cours de construction d’une capacité de 24 milliards de m3 », a-t-il fait savoir.

Le ministre a également relevé que la région de Casablanca-Settat est fortement touchée par le stress hydrique, notant que « nous allons démarrer très prochainement le projet d’envergure inscrit dans le programme 2020-2027 qui consiste en le dessalement de 300 millions m3 d’eau, outre le transfert de l’eau du barrage de garde au niveau du bassin de Sebou vers le bassin de Bouregreg au niveau du barrage de Sidi Mohamed Ben Abdellah ».

De son côté, M. Ryad Mezzour a déclaré que ce symposium revêt une importance particulière étant donné qu’il intervient dans une période où le Maroc connait un déficit important en matière de pluviométrie et d’eau.

Le ministre a également mis en avant le rôle du département de l’industrie dans la réduction de la pollution issue de l’industrie, dans l’orientation des industries vers une consommation plus responsable de l’eau et une consommation interne recyclée de l’eau, et dans la réponse aux nouveaux projets de dessalement et de purification de l’eau.

Il a, dans ce sens, passé en revue les programmes de son département visant à apporter des solutions au stress hydrique et de répondre aux besoins de la population, à savoir le programme de déplacement et de rassemblement des industries ayant un impact sur la nappe phréatique et le programme d’accompagnement des nouveaux projets de purification de l’eau à travers un écosystème qui permettra au Maroc de répondre à ses besoins en équipements, voire de les exporter.

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