Maroc

Secteur portuaire : un fleuron de l’économie marocaine

Au cours des dernières années, le secteur portuaire marocain a connu un développement et une croissance exponentiels, positionnant le royaume aux premiers rangs de l’échiquier mondial du transport maritime. Le secteur a même affiché une résilience sans faille face à la crise sanitaire.

Le secteur portuaire est devenu, au fil des années, l’un des secteurs qui participent le plus au développement de l’économie nationale. Plus encore, le secteur contribue au rayonnement du pays dans l’échiquier international. En effet, la naissance de fleurons tels que Tanger Med, Jorf Lasfar, Nador West Med… et le développement des différents ports nationaux, a permis au pays de s’affirmer en tant player mondial incontournable. Les stratégies mises en place pour le secteur ont, en effet, démontré la haute qualification de l’expertise et du savoir-faire marocains. Pendant cette crise sanitaire, le secteur portuaire marocain a affiché une résilience sans précédent, soutenue par une affirmation à l’international. Aujourd’hui, les ports marocains représentent un levier important de croissance économique et social pour le Maroc. Le portuaire est devenu, par excellence, maillon clé des chaînes logistiques des échanges extérieurs dans le monde.


Une stratégie bien ficelée
Le Maroc s’est montré encore une fois visionnaire en se dotant, en 2010, d’une stratégie portuaire à horizon 2030, qui tend à mettre en place une offre portuaire compétitive afin de saisir une part du marché du commerce international maritime et répondre à la demande croissante et exigeante en services portuaires. L’une des mesures phares de cette stratégie consiste en l’ouverture de plusieurs nouvelles infrastructures portuaires dans les différentes régions du royaume. Cette vision nationale se concrétise donc à grande vitesse. En observant les prouesses réalisées par le Port Tanger Med, le port de Casablanca ou encore celui de Jorf Lasfar, le Maroc est sur la bonne voie de développement de son secteur portuaire. Les ports représentent le point de passage obligé de la quasi-totalité des échanges tant pour l’importation que l’export. L’infrastructure portuaire nationale assure 98% des échanges extérieurs du royaume et constitue de ce fait un secteur vital de l’économie nationale. Le trafic des conteneurs est en développement sur toutes les routes maritimes du monde. Au Maroc, la conteneurisation du trafic poursuit son évolution avec un rythme de croissance de l’ordre de 10%, en moyenne, sur les dix dernières années. De son côté, l’activité de transbordement des conteneurs a connu un essor important depuis son démarrage au port de Tanger Med en 2007 passant de 0 à 38% du trafic global portuaire, participant ainsi au développement du secteur.

Gestion performante de crise
Grâce à une gestion inclusive et intégrée du risque pandémique, le secteur portuaire marocain a fait preuve d’une résilience sans faille. Les différents ports du royaume ont affiché des performances très respectables au vu de la crise économique liée à la pandémie. «Les ports nationaux ont fait preuve, face à cette crise, d’une grande agilité et d’une forte capacité d’adaptation. Les places portuaires nationales ont réussi ce défi, en assumant pleinement leur rôle de plateformes au service de l’économie nationale», affirme dans ce sens Nadia Laraki, directrice générale de l’Agence nationale des ports (ANP).

Il faut rappeler que les ports étaient le seul point frontalier qui est resté en activité après la fermeture des aéroports et des frontières terrestres pendant la période de confinement. Justement, le secteur portuaire national a très rapidement mis en place des processus opérationnels adaptés au nouveau contexte qui impose la prise en compte des mesures de sécurité sanitaire pour faire face à la propagation de la pandémie. Plusieurs actions ont été mises en place dans ce cadre, à savoir le renforcement des mesures de sécurité sanitaire au sein des ports, l’accélération de la dématérialisation des processus portuaires, à travers la digitalisation de nouveaux services, mais aussi l’adaptation des processus opérationnels, à travers l’adoption de décisions de régulation. «Grâce à ces mesures, les ports relevant de l’ANP ont pu assurer la continuité des chaînes d’approvisionnement du royaume en produits stratégiques, et ont permis le transit des exportations marocaines. Grâce au dispositif sanitaire mis en place et aux mesures de protection des ressources humaines, les ports n’ont pas connu, Dieu merci, de cluster quant à la contamination à la Covid-19», détaille la DG de l’ANP.

Dakhla Atlantique, la promesse d’avenir du secteur

Si le hub portuaire et logistique mondial Tanger-Med s’est imposé comme premier port en Afrique et en Méditerranée, le port Dakhla Atlantique est encore en chantier qu’il suscite déjà un très fort intérêt. Cette plateforme est, en effet, moderne, connectée grâce à des liaisons ferroviaires et routières, et a été pensée comme un facteur d’appel pour les investisseurs locaux et étrangers. À l’horizon 2030, la nouvelle dynamique insufflée par ce futur port devrait engendrer 183.000 emplois additionnels. Il comprendra, entre autres, une digue principale de 2.800 mètres, une digue secondaire de 600 m, un quai de commerce de 800 m, un quai de pêche hauturière de 1.500 m, un bassin de 39 hectares et un élévateur de bateaux d’une capacité de 450 tonnes. Situé à 40 km au nord de la ville de Dakhla, le projet nécessitant un investissement de quelque 10 MMDH, fait partie d’un programme intégré visant la réalisation d’un port avec les infrastructures de connectivité y afférentes (pont maritime et route) et la mise en place d’un parc d’activités industrielles halieutiques. Il s’agit en outre du développement d’une nouvelle zone industrielle et logistique à proximité du port et la réalisation des infrastructures hors site (Station de dessalement de l’eau de mer, STEP, Alimentation en électricité,…).

Sanae Raqui / Les Inspirations Éco

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