Maroc

Rabat célèbre la Journée mondiale des… toilettes

Et bien oui ! La journée mondiale des toilettes existe bel et bien. L’association EWA (Environmental Women Association), en collaboration avec la Commune de Rabat, la célèbre le dimanche 19 novembre.

La sonnette d’alarme sur le manque de toilettes publiques dans les villes marocaines et les conditions d’hygiène « déplorables » dans les rares structures existantes est tirée par l’association EWA, qui milite pour l’hygiène et le bien-être. « Les villes marocaines manquent sévèrement de toilettes publiques; il en est de même pour les sites touristiques, les plages et autres espaces de loisirs. Dans les rares toilettes publiques qui existent, les conditions d’hygiène sont souvent déplorables », regrette cette association dans un communiqué.


Non seulement, puisque le constat relevé est le même au niveau des toilettes des établissements publics (écoles, universités, centres sportifs, hôpitaux, administrations, trains, gares routières, etc.) et dans une grande partie des établissements privés (cafés, restaurants, centres commerciaux, etc.), constate l’association.

Le manque d’équipements sanitaires dans les zones rurales et le retard en matière d’assainissement liquide avec des eaux usées souvent rejetées directement dans la nature, sans un traitement préalable dans des stations d’épuration, sont aussi à évoquer.

C’est donc à la sensibilisation des parties concernées pour se pencher sur cette question laquelle constitue une nécessité pour le citoyen. Ce dernier étant confronté à plusieurs dangers et risques sur sa santé, mais également parce que cette carence est parmi les causes d’abandon scolaire dans le milieu rural. 

Aussi, cette situation entrave le développement du tourisme et porte atteinte à la dignité en ce sens que l’accès de tous à des toilettes sûres a été reconnu par les Nations Unies comme un droit humain fondamental.

Par ailleurs, notons que « Le 19 novembre » a été proclamé par l’ONU « Journée mondiale des toilettes » pour sensibiliser les citoyens à ce problème « jusqu’à lors plus ou moins tabou, difficile et délicat à aborder », et afin d’inciter les gouvernements et les responsables à le traiter avec détermination et rigueur.

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