Maroc

Patrimoine : Un guide pour mieux restaurer les monuments

Les gestionnaires de l’ensemble palatial l’Alhambra ont édité au profit des artisans marocains un guide sur les techniques de restauration des monuments historiques tout en conservant son cachet patrimonial.


Les Espagnols donnent un coup de main pour la mise en valeur du patrimoine culturel marocain. Les gestionnaires du monument le plus visité en Espagne, l’Alhambra, viennent d’éditer un manuel à l’adresse des intervenants dans la restauration des monuments historiques au Maroc. Intitulé «le manuel de restauration de bois, du plâtre et de la céramique», ce guide présente aux artisans marocains des techniques pour entreprendre une restauration des monuments et objets historiques, gâtés par le passage du temps. Le guide permet, en outre, aux artisans de s’inspirer des pratiques en cours dans la péninsule ibérique pour la conservation du patrimoine historique et culturel. Rédigé en arabe, le manuel devrait orienter les professionnels marocains dans la démarche de réhabilitation, tout en gardant en tête la vision patrimoniale des ouvrages objets de l’intervention.

Le projet s’inscrit dans le cadre du programme Redalh, axé sur le patrimoine culturel transfrontalier. Le but de cette initiative est la mise en place d’un réseau de gestion regroupant les professionnels de la réhabilitation du patrimoine. Ceux-ci œuvreront ensemble pour préserver et mettre en valeur le patrimoine commun issu de l’héritage andalou et mauresque entre la région Tanger-Tétouan et celle de Grenade. Le programme est piloté par le patronat qui gère la majestueuse acropole l’Alhambra et financé par le fonds européen FEDER, dans le cadre du programme Espagne-frontières Extérieures (Poctefex). De l’autre rive de la méditerranée, c’est la direction régionale du ministère de la culturel de la région Tanger-Tétouan qui est le partenaire de cet ambitieux programme de valorisation du patrimoine marocain, souvent laissé à l’abandon ou peu rehaussé, alors qu’il peut être une source importante de revenus.

A titre d’exemple, l’ensemble palatial de Grenade génère environ 25 millions par an de recettes. Un modèle envié d’un patrimoine rentable, grâce à une gestion efficace confiée à une administration publique. Ce patrimoine de l’humanité est le moteur financier de la région : Il permet la création de 500 emplois directs et 6.000 postes indirects. En 2014, le monument a reçu la visite de 2,4 millions de touristes, le meilleur an touristique de toute son histoire. Outre les visites, le palais abrite des expositions et des concerts ainsi que d’autres activités qui drainent des gains importants à ce splendide site architectural, telles les visites privées, en dehors des horaires d’ouverture, proposées à pas moins de 3.000 euros.


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