Maroc

Nouveau CHU Ibn Sina : vers la fin des hôpitaux vétustes et d’un autre temps ?

Le Roi Mohammed VI a procédé, jeudi 5 mai, à Rabat, au lancement des travaux de construction du nouvel hôpital «Ibn Sina», un projet futuriste qui viendra renforcer l’offre sanitaire du Royaume avec une capacité d’accueil de plus de 1.000 lits. 

À la fin de l’année, la carte sanitaire de la capitale politique du Royaume va s’enrichir de 7 projets hospitaliers en cours de finition, en plus du nouvel hôpital «Ibn Sina». Devenu trop vétuste et d’un autre temps, le Centre hospitalier universitaire, ouvert en 1954, va être reconstruit et intégrer une offre de soins de nouvelle génération, des nouvelles technologies de pointe.


Cet établissement futuriste, par son architecture, devrait aussi permettre une amélioration du travail des équipes soignantes. «Le nouvel hôpital Ibn Sina vient renforcer l’offre de soins à l’échelle territoriale, nationale et même continentale», a indiqué le ministre de la Santé et de la protection sociale, Khaled Ait Taleb, en marge du lancement par le Roi Mohammed VI des travaux de construction de cette structure hospitalière. Le numérique permettra aussi de consolider les services de télémédecine et de lutter contre l’isolement grâce aux nouveaux modes de communication.

Ce projet, construit sur un terrain d’une superficie totale de 11,4 ha, sera réalisé dans un délai de 48 mois. Il viendra consolider l’offre de soins au niveau de la Région de Rabat-Salé-Kénitra, qui compte actuellement 10 hôpitaux universitaires et 12 hôpitaux provinciaux et préfectoraux, d’une capacité globale de 4.433 lits (173 lits de réanimation, dont 126 au Centre hospitalier universitaire Ibn Sina).

Cette capacité devrait s’établir à 5.049 lits à la fin de l’année 2022 avec l’entrée en service de 7 projets hospitaliers en cours de finition. A travers tous ces projets de rénovation, le Maroc fait peu à peu disparaître de sa carte sanitaire les infrastructures vétustes. De quoi accompagner sereinement la généralisation de la couverture médicale et garantir l’accès à des soins de qualité aux Marocains.

Cet ensemble hospitalier futuriste répondant aux normes internationales viendra ainsi s’ajouter aux multiples chantiers de développement lancés par le Souverain au niveau de Rabat, ville lumière, capitale marocaine de la culture, et visant à renforcer son rayonnement et son attractivité à l’international.

Mobilisant des investissements de plus de 6 MMDH, le Centre hospitalier universitaire (CHU) de nouvelle génération affiche l’ambition de reprendre la place historique qu’il occupait en 1954, année de sa construction. Celui d’être à la fois une pépinière de compétences et une structure de recherche médicale, à même d’assurer aux ressources humaines du secteur de la santé une formation de qualité, adaptée à l’évolution scientifique et technologique intervenue en matière de traitement, de prévention, de gestion et de gouvernance sanitaire, et ce, conformément aux normes internationales. Mais aussi assurer davantage de complémentarité dans la carte sanitaire au niveau de la Région Rabat-Salé-Kénitra et du Royaume.

Des infrastructures de pointe


Le nouvel hôpital sera composé d’une tour d’hospitalisation (R+33 étages, avec deux niveaux inférieurs), d’un pôle médico-technique de cinq étages (avec trois niveaux inférieurs), d’une tour de 11 étages (avec trois niveaux inférieurs) dédiée à la Ligue nationale de lutte contre les maladies cardiovasculaires, d’un Centre de conférences et d’un autre de formation, et d’un internat.

La partie Nord-Est du terrain, qui abrite l’actuel hôpital, sera, quant à elle, aménagée en espaces verts et jardins et devra accueillir éventuellement un musée de la médecine et autres annexes.

Avec une surface couverte de plus de 190.000 m2, le futur hôpital comportera, notamment, un pôle d’hospitalisation, des unités de soins intensifs, des hôpitaux de jour, des services de consultations externes, d’exploration, des urgences et de soins de suite et de réadaptation, des unités de réanimation, une unité des grands brûlés, un service des maladies respiratoires graves, un centre d’hémodialyse ainsi que des plateaux techniques. Il aura une capacité d’accueil de 1.044 lits, dont 148 lits dédiés aux unités de réanimation et de soins intensifs.

Cet hôpital, aux normes high-tech et à l’architecture singulière et novatrice, sera doté également d’une hélistation, d’un parking d’une capacité de 1.300 places de stationnement, et d’espaces verts favorisant la récupération et la détente des patients en convalescence.

Il intégrera dans sa conception les meilleures pratiques d’éco-construction ainsi que des technologies de nouvelle génération (filtres solaires, panneaux photovoltaïques, ventilation naturelle, récupération des eaux pluviales et leur utilisation dans l’arrosage des espaces verts de l’hôpital) permettant une meilleure efficacité énergétique, en droite ligne avec les engagements du Maroc en faveur du développement durable.

Le futur Hôpital Ibn Sina en chiffres

Intégrant dans sa conception les meilleures pratiques d’éco-construction ainsi que des technologies de nouvelle génération, voici en résumé les chiffres-clés du futur Hôpital Ibn Sina : 31 salles d’opérations (27 organisées en 3 modules et 4 salles réservées à la Ligue nationale de lutte contre les maladies cardiovasculaires), 39 salles d’explorations fonctionnelles, 80 salles de consultations externes, 15 salles d’endoscopie, 25 salles de radiologie conventionnelle, d’imagerie en coupe et par ultrasons.

Le complexe hospitalier comprend également 7 salles d’angiographie, coronarographie, rythmologie, cathétérisme ; 3 salles d’oxygénothérapie hyperbare ; 16 box d’hémodialyse et une salle de dialyse péritonéale ; 24 box de prélèvement tous types ; 41 salles de soins, de suite et de réhabilitation, et 29 salles de recherche et d’enseignement. Il aura une capacité d’accueil de 1.044 lits, répartis entre 670 lits pour l’hospitalisation conventionnelle, 148 lits réservés aux unités de réanimation et de soins intensifs (30 lits à l’isolement des patients atteints de maladies respiratoires graves), 101 lits aux hôpitaux de jour, 12 lits à l’unité des grands brûlés, 8 lits à l’unité de médecine nucléaire, 15 lits à l’unité des urgences (hospitalisation de très courte durée), et 90 lits réservés à la Ligue nationale de lutte contre les maladies cardiovasculaires.

Modeste Kouamé / Les Inspirations ÉCO


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