Maroc

Lâayoune & Guelmim: L’ANDA évalue l’aptitude à l’aquaculture marine de 1.352 ha d’espaces littoraux

Les zones, objet de l’étude d’évaluation technico-économique, couvrent sept espaces d’une superficie globale de 1.351 ha, dont 399 ha dans la Région de Guelmim-Oued Noun et 951 ha à Laâyoune-Sakia El Hamra.

En vue d’accompagner les investisseurs dans la réalisation de projets d’aquaculture marine dans les provinces du Sud, notamment dans les Régions de Laâyoune-Sakia El Hamra et Guelmim-Oued Noun, l’Agence nationale pour le développement de l’aquaculture (ANDA) devrait attribuer à un prestataire, début 2023, l’étude d’évaluation technico-économique de l’aptitude des espaces terrestres littoraux à abriter des projets d’aquaculture marine. Il va sans dire que ladite étude a été imposée par l’intérêt manifesté par les investisseurs pour la réalisation de ce type de projets, notamment dans la zone Sud du Royaume.

Mobilisant près de 2,1 MDH, elle a pour objectif de définir des programmes d’aménagement pour la mise en place d’installations d’appui terrestres en faveur des fermes aquacoles dans les deux Régions. Pour rappel, à travers sa feuille de route, l’ANDA a priorisé l’élaboration des Plans d’aménagement aquacole (PAA), visant l’identification des espaces maritimes propices à l’aquaculture.

Dans ce sens, les zones concernées couvrent sept espaces d’une superficie globale de 1.351 ha, dont 399 relevant de Guelmim-Oued Noun et 951 ha de Laâyoune-Sakia El Hamra. L’étude en question nécessitera un délai global de neuf mois. Dans le cadre de l’élaboration des PAA, visant l’identification des espaces maritimes propices à l’aquaculture, en confrontant un ensemble de critères de faisabilité environnementaux, techniques et socio-économiques, l’ANDA a déjà réalisé une étude préliminaire visant la délimitation des espaces propices à cette activité.

Des modèles de projets d’aquaculture à terre
Cette étude a tenu compte essentiellement de la topographie des terrains, de leur état d’occupation et accessibilité, ainsi que de leurs statuts fonciers. Suite à son achèvement, il a été procédé à l’analyse de la faisabilité technico-économique de différents types d’élevage aquacole à terre au niveau des meilleurs espaces pré-délimités. L’objectif spécifique de cette opération est d’offrir aux investisseurs des propositions d’espaces pouvant abriter des activités d’aquaculture marine à terre de différents types et de tailles variées. Il s’agit aussi de leur offrir des modèles de projets d’aquaculture à terre techniquement et économiquement viables, de les orienter vers les espèces aquacoles potentielles et les technologies d’élevage appropriées.

Actuellement, l’offre nationale consiste en 290 projets localisés dans cinq Régions à fort potentiel aquacole, à savoir Dakhla-Oued Eddahab, Guelmim-Oued Noun, Souss-Massa, Tanger-Tétouan-Al Hoceima et l’Oriental. Ces projets ciblent une production de l’ordre de 195.375 tonnes pour un investissement de 6.765 MDH. Ils prévoient aussi la création de 4.330 emplois directs et indirects. Au total, 10 plans aquacoles ont été réalisés dans une démarche de co-construction pour assurer le développement durable du secteur dans huit Régions du Royaume.

La baie d’Imi Ouddar : un Pôle aquacole déjà identifié
Par ailleurs, l’ANDA a déjà tenu compte, au niveau de la baie d’Imi Ouddar au nord d’Agadir, de la nécessité d’installer un pôle aquacole à proximité des sites de production pour accompagner le développement de la conchyliculture dans cette zone.  La convention, portant création de cette base à terre, a été déjà validée. Aujourd’hui, il est question de la mise en place de la station de pompage et de rejet d’eau de mer des exploitants du pôle de Tiguert.

Dans ce sens, l’ANDA a adjugé le marché de l’assistance technique, d’une durée de sept mois. Le plan d’aménagement aquacole, réalisé par I’ANDA dans la Région de Souss-Massa, a permis de mettre en évidence le potentiel aquacole d’un total de production de 50.895 tonnes sur 3.948 ha  pour les trois filières conchylicole, piscicole et d’algoculture, dont la conchyliculture représente 90%.

Yassine Saber / Les Inspirations ÉCO

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