Maroc

Fès-Meknès : quelles opportunités d’investissement ? (VIDEO)

Dans le cadre de la stratégie de relance industrielle, la Région Fès-Meknès devrait accueillir 95 projets potentiels identifiés dans le cadre de la banque de projets. Ces derniers représentent un investissement de 7,8 MMDH pour un chiffre d’affaires potentiel de 23,5 MMDH. Notons que 80% de ces projets concernent les secteurs de l’agroalimentaire, du textile et du cuir.

Le Centre régional d’investissement (CRI) Fès-Meknès met les bouchées doubles pour booster l’investissement dans la région. Dans ce cadre, le CRI a organisé, mercredi 17 février, en partenariat avec le ministère de l’Industrie, du commerce, de l’économie verte et numérique, Maroc PME et l’Agence marocaine pour l’efficacité énergétique (AMEE), une webconférence autour du thème «Banque de projets et programme Tatwir : opportunités d’investissement dans la Région Fès-Meknès».


Cette rencontre a permis aux organisateurs de présenter, aux investisseurs et porteurs de projets de la région, la stratégie mise en place par le département de l’Industrie dans le cadre du Plan de relance industrielle, notamment la stratégie DE substitution aux importations pour favoriser le Made in Morocco. «Il s’agissait de présenter les opportunités d’investissement dans la région et le dispositif d’accompagnement mis en place, notamment la banque de projet industrielle et la War Room, cellule dédiée à l’accompagnement des investisseurs», explique Yassine Tazi, directeur général du CRI Fès-Meknès. La rencontre a également permis d’aborder les nouveautés du programme Tatwir, lancé par le ministère de l’Industrie, notamment ses deux déclinaisons Tatwir Croissance verte et Tatwir Startup. Rappelons que la banque de projets et le programme Tatwir s’inscrivent dans le cadre du Plan de relance industrielle (PRI) 2021-2023 mis en place par le département de tutelle. «Dans le cadre de la stratégie de relance industrielle, la Région Fès-Meknès peut capitaliser sur ses atouts pour accueillir les 95 projets potentiels identifiés dans le cadre de la banque de projets (200 projets). Ces projets représentent un investissement de 7,8 MMDH pour un chiffre d’affaires potentiel de 23,5 MMDH», précise le directeur du CRI Fès-Meknès. Notons que 80% de ces projets se concentrent sur les secteurs de l’agroalimentaire, du textile et du cuir. Parmi les 238 projets retenus par la War Room au 31 décembre 2020, 8% concernent la Région Fès-Meknès. De son côté, le directeur général de Maroc PME, Brahim Arjdal, a mis l’accent sur la nouvelle génération de programmes d’appui aux très petites et moyennes entreprises, précisant que le programme Tatwir d’appui à la décarbonisation vise à soutenir la croissance verte des unités de production.

Trois conventions pour l’accompagnement des investisseurs
La rencontre a été l’occasion de signer des conventions avec les partenaires du CRI Fès-Meknès. La première convention signée entre le centre et l’AMEE porte sur l’accompagnement des entreprises industrielles de la région. Objectif : accélérer la transition vers une industrie bas carbone, notamment à travers la réalisation d’audits énergétiques et environnementaux, la mise en place d’un système de management de l’énergie et le conseil pour bénéficier du financement du programme Tatwir Croissance verte. La deuxième convention a été signée avec la Société Générale marocaine de banque. Elle porte notamment sur l’accompagnement des investisseurs pour l’accès au programme de financement Green Value Chain (GVC), visant à améliorer la compétitivité durable des entreprises et l’appui au financement des PME s’inscrivant dans des écosystèmes industriels, souhaitant intégrer des chaînes de valeur plus performantes et à plus forte valeur ajoutée. La troisième convention a été signée avec le Groupe Attijariwafa bank. Elle porte essentiellement sur la mise en place d’un dispositif d’accompagnement dédié aux investisseurs industriels dans la Région Fès-Meknès, à travers l’expertise technique, la conception de solutions de financement sur mesure, la mise à disposition de plateformes digitales ou encore la mise en relation professionnelle (business networking) des entreprises souhaitant se développer à l’export,
notamment dans le marché africain.

Mehdi Idrissi / Les Inspirations Éco

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