Maroc

Énergies renouvelables : le Maroc joue dans la cour des grands

Les perspectives sont favorables pour les énergies renouvelables au Maroc. Une batterie de mesures a été prise par la tutelle pour accompagner le développement du secteur.

Classé au quatrième rang mondial du prestigieux classement de l’indice de performance du changement climatique, tout juste derrière le très vert trio composé de la Suède, du Royaume-Uni et du Danemark, le Maroc joue dans la cour des grands les plus propres en matière d’émission de GES (gaz à effet de serre), de consommation d’énergie et de politique climatique. Et ce n’est que le début, semble-t-il. Fort d’une stratégie «ambitieuse» visant le développement du secteur énergétique d’une valeur de 40 milliards de dollars à l’horizon 2030, le Maroc veut voir encore plus grand pour mieux se positionner dans le domaine des énergies renouvelables. Les perspectives et les dispositifs pris pour l’année 2021 le démontrent suffisamment. En marche de la réunion du Conseil d’administration de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable du 29 décembre 2020, un ensemble de mesures ont été prises par le bureau pour accompagner le développement des énergies renouvelables au Maroc. Il s’agit notamment de la signature d’un accord entre l’Agence marocaine de l’énergie durable et l’Office national de l’électricité et de l’eau potable d’une part, et la Société d’énergie éolienne du Maroc (NAREVA) et Enel Green Power d’autre part. Objectif ? Achever le projet éolien de Jebel Hadid dans la province d’Essaouira, d’une capacité de 270 MW.


Un programme de 400 MW pour les PME/TPME
Dans la même foulée, il a été également procédé au lancement d’un appel d’offres par le ministère et l’Agence marocaine de l’énergie durable qui cible les petites et moyennes entreprises pour mettre en œuvre un programme d’énergie solaire photovoltaïque, d’une capacité totale d’environ 400 MW. Prévu sur des sites pouvant accueillir plusieurs projets, d’une capacité allant de 5 MW à 20 MW, le programme contribuera à créer de nouvelles opportunités d’emploi et à renforcer le tissu entrepreneurial marocain dans ce domaine, souligne un communiqué de presse du département dirigé par Aziz Rabbah. Dans le but de renforcer la stabilité du réseau électrique national de transport, la centrale solaire photovoltaïque d’Erfoud, d’une capacité de 40 MW, a également été mise en service par la même occasion par l’Office national de l’électricité et de l’eau potable. À cela il faut ajouter la présentation du projet de loi 19-40, modifiant et complétant la loi 09-13, relative aux énergies renouvelables au sein du Conseil du gouvernement, selon le Ministère de l’Énergie, des mines et de l’environnement, expliquant que cette loi concerne le libre marché de la production d’électricité à partir d’énergies renouvelables. Elle vise principalement à activer l’ouverture de la moyenne tension électrique, ainsi qu’à améliorer le climat des affaires, à simplifier les procédures et à renforcer la transparence tout en garantissant l’accès aux informations relatives aux opportunités d’investissement offertes par ce secteur, dit-t-on.

La formation aux métiers des énergies propres est une priorité
Par ailleurs, la même source affirme que le Conseil du gouvernement a approuvé le décret relatif à la création et à l’organisation de l’Institut de formation aux métiers des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique de Ouarzazate. Cet établissement vient s’ajouter aux deux instituts modernes d’Oujda et de Tanger pour former des techniciens spécialisés dans le domaine des technologies des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique. Dans le même sillage, une réunion du comité technique s’est tenue pour traduire la feuille de route nationale de l’hydrogène en un programme d’action qui comprend des projets d’investissement prioritaires et les infrastructures nécessaires pour améliorer la recherche et le développement. Également au menu de cet atelier, qui constituait un nouveau champ pour développer l’utilisation des énergies renouvelables, notamment solaire et éolienne, le renforcement des capacités et le développement du cadre institutionnel et réglementaire.

Des projets avec les Israéliens
Au cœur du partenariat national public-privé, le secteur des énergies renouvelables est également au centre de la coopération multilatérale entre le Maroc et ses partenaires comme en l’atteste le récent entretien entre le ministre marocain du Commerce, de l’industrie et de l’économie verte et numérique avec son homologue israélien Amir Peretz. Fin décembre dernier, Moulay Hafid Elalamy s’est entretenu par visioconférence avec le membre du gouvernement israélien. L’entretien a porté sur les perspectives du partenariat industriel entre les deux pays et l’identification de nombreux secteurs à fort potentiel économique, dont celui de l’énergie. Cet entretien entre les deux ministres intervient alors qu’une délégation marocaine, composée exclusivement de techniciens, s’est rendue le 27 décembre à Tel-Aviv pour une mission axée sur la réhabilitation de l’ancien bureau de liaison du Maroc dans cette ville.«J’ai tenu une rencontre par visioconférence avec le ministre israélien de l’Économie et de l’industrie, Amir Peretz, sur les perspectives d’une coopération industrielle bilatérale. Plusieurs secteurs offrant des perspectives prometteuses de coopération ont d’ores et déjà été identifiés. Il s’agit notamment du secteur du textile, de l’industrie alimentaire, de la recherche appliquée dans l’industrie, les technologies vertes, ainsi que l’industrie des énergies renouvelables», s’est fendu d’un tweet, Moulay Hafid Elalamy, en marge de cette prise de contact entre les deux responsables gouvernementaux. 

Khadim Mbaye / Les Inspirations Éco

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