Maroc

Éducation : une réforme a priori sur la bonne voie

Accompagnement renforcé, amélioration de la qualité de l’enseignement, budget conséquent… La détermination du gouvernement pour une école de qualité promet un chantier ambitieux. En effet, le budget de l’éducation dépassera la barre des 20% du budget général de l’État d’ici 2026. Mais cela suffira-t-il à booster le secteur de manière significative ? 

À peine 33% des élèves en primaire sont capables de lire un texte en arabe. Il devient véritablement urgent de se préoccuper de la qualité de l’éducation dans notre pays. Pour comprendre un peu plus les raisons de ce constat alarmant, l’équipe des Inspirations Éco a fait appel à un pédopsychologue, qui s’est penché sur un élément qui, bien qu’essentiel, est fâcheusement négligé, celui de la personne concernée : «Tout enfant doit bénéficier d’une éducation correcte et équilibrée, peu importe les situations familiales, même quand il s’agit de familles monoparentales», alerte notre interlocuteur.

«J’ai eu plusieurs cas qui refusaient de se rendre à l’école, et n’étaient pas intéressés par les cours parce qu’ils n’ont pas d’amis, ou parce que les enseignants ne les motivent pas, ne les encouragent pas, et surtout, ne les guident pas. Ce qui peut conduire, pour certains, à l’absentéisme, voire un décrochage scolaire», explique notre interlocuteur. Ce dernier évoque, par ailleurs, des cas qui souffraient d’un déséquilibre au niveau de leur foyer, un facteur très courant qui pousse les élèves à quitter l’école.

«Les parents doivent être plus attentifs à l’attitude de leurs enfants». C’est, en effet, un point essentiel qu’il faut leur rappeler pour qu’ils s’impliquent, à leur tour, davantage dans l’éducation de leurs enfants.

Un accompagnement à tous les échelons
70% des élèves ne maîtrisent pas le programme scolaire à la fin du primaire, seuls 25% d’entre eux participent à des activités parascolaires et environ 300.000 élèves quittent l’école chaque année depuis 2016, dont 23% en primaire, 53% en secondaire et 24% au lycée.

Face à ce bilan, le ministère de l’Éducation a conçu une feuille de route pour répondre à ce phénomène, en augmentation, par une réforme de l’école. Plus de 100.000 élèves, enseignants, familles et établissements ont contribué à la réalisation de cette feuille de route. Y ont participé également les responsables de 1.766 établissements scolaires, indique Chakib Benmoussa, ministre de l’Éducation.

Il ressort de ce grand «brain storming» trois objectifs stratégiques à l’horizon 2026 : la maîtrise des apprentissages fondamentaux, l’accès aux activités parascolaires et la diminution de l’abandon scolaire.

Kenza Aziouzi / Les Inspirations ÉCO
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