Maroc

Échangeur Sidi Maârouf : Les travaux d’aménagement bien lancés

À l’approche de la saison des pluies, qui risquent de ralentir les travaux, nous sommes allés sonder l’équipe de Seprob, entreprise adjudicataire du marché de l’aménagement de l’échangeur de Sidi Maârouf. Globalement, le directeur du projet est très confiant.

À l’approche de la saison des pluies, Seprob met les bouchées doubles pour prendre de l’avance dans les travaux d’aménagement de l’échangeur Sidi Maârouf. «Après 10 mois de travaux, nous sommes en train de finaliser les appuis du pont. Et si tout se passe bien comme prévu, nous en aurons fini dans un mois. Par la suite, nous attaquerons la partie la plus délicate du projet, je veux parler de la pose du tablier qui s’étend sur une longueur de 225 m. Ce n’est qu’après que nous procéderons à la pose de la charpente métallique», explique Mohamed El Bada, directeur du projet à Seprob, l’entreprise adjudicataire de la construction, qui ne semble pas du tout craindre les effets du mauvais temps qui peuvent survenir d’un moment à l’autre.

Au contraire, M. El Bada apparaît très confiant quant au respect du délai de 32 mois imposé par le Cahier des charges pour finaliser ce chantier qui est en fait constitué de trois parties. La première partie est constituée du pont à haubans par laquelle Seprob a choisi de commencer et qui est destiné à canaliser le trafic allant vers Casablanca et inversement vers l’autoroute Casablanca-Berrechid. Ensuite, il y a une seconde partie qui porte sur l’édification de deux giratoires circulaires dans les sens nord et sud pour gérer le trafic en dessous du pont. Enfin, la troisième et dernière partie portera sur la mise en place d’une nouvelle plateforme sur la ligne 1 du tramway.

Pour l’ensemble de ces travaux, il est prévu 20.000 m3 de déblai et 30.000 m3 de remblai. Au total, 12.500 m3 de béton de haute performance y seront utilisés, soit 8.500 m3 de béton de type C40/50 pour les fondations, voiles, dalle et culées ; 2.000 m3 de béton C50/60 pour les pylônes et le tablier et 2.000 m3 de béton de propreté. Pour les armatures, 1.700.000 kg de béton armé et 6.100 kg de béton précontraint sont prévus. Pour la charpente métallique qui sera en acier laminé, 1.604.400 kg de béton précontraint seront utilisés et pour les haubans : 102.000 kg de béton précontraint. Pour tenir le délai et relever ce challenge qui est de doter pour la première fois la ville de Casablanca d’un pont à haubans, la Communauté urbaine de Casablanca, la Direction régionale du ministère de l’Équipement, du transport et de la logistique et Seprob, respectivement maître d’ouvrage, maître d’ouvrage délégué et adjudicataire des travaux, se sont adjoints les services du LPEE (Laboratoire public d’essais et d’études).

En effet, c’est le Centre d’études et de recherche sur les infrastructures de transport (CERIT) du LPEE qui assure les prestations de contrôle extérieur auprès de la Direction régionale de l’équipement. Son rôle consiste notamment à contrôler in situ, où il a installé un laboratoire de chantier, tous les aspects liés aux travaux en particulier ceux relatifs à la construction des routes qui doit se faire suivant les principes du développement durable.

Du côté de Seprob, c’est le Centre technique régional du LPEE qui assure le contrôle externe. Il a installé un laboratoire de chantier in situ pour s’occuper du contrôle qualité des travaux, celle des matériaux utilisés et à apporter toute l’assistance technique nécessaire à Seprob. Enfin, pour accompagner le CERIT et le CTR, le Centre expérimental des matériaux et du génie industriel (CEMGI) intervient également dans ce chantier de niveau qualité 3. Son apport consiste précisément à s’occuper de la partie relative à la chimie du béton et des matériaux. Par chimie du béton, on entend la vérification du respect des principes de la durabilité du béton selon la norme NM 10.1.008. Par ailleurs, c’est le CEMGI qui a été choisi pour s’occuper de toute la partie charpente métallique du pont, comme il l’a déjà fait dans le projet de l’autoroute de contournement de Rabat.


Avantages du pont à haubans
Le pont à haubans constitue une avancée par rapport au pont suspendu. Contrairement aux ponts suspendus, qui tiennent grâce à deux câbles principaux ancrés sur les rives, les ponts à haubans tiennent grâce à de nombreux câbles obliques partant d’un pylône supportant le tablier qui supportera en fin de compte tout le poids du pont. Ses principaux avantages résident :
Dans la répartition des forces au niveau des piliers, ce qui rend inutile la réalisation de massifs d’ancrage aux berges
Dans sa structure stable qui lui permet d’être construit sur à peu près tous types de terrains
Dans la maintenance, car il n’est plus nécessaire d’arrêter entièrement la circulation pour changer un hauban, les autres haubans pouvant supporter le poids du pont.

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