Maroc

Croissance : la Banque mondiale optimiste pour le Maroc

Selon les prévisions de la Banque mondiale pour l’année 2021, le Maroc devrait assurer une croissance de 4%, grâce à la hausse de la production agricole, ainsi qu’à l’allégement des mesures d’urgences liées à la pandémie. Un scénario qui reste très optimiste.

Dans sa dernière publication semestrielle sur les perspectives économiques mondiales, la Banque mondiale affiche un certain optimisme quant à la résilience de l’économie marocaine face à la crise. En effet, pour la Banque mondiale, notre pays «devrait renouer avec une croissance de 4% en 2021, grâce à l’accroissement de la production agricole à l’issue de la période de sécheresse et à l’allégement par l’État des mesures de confinement». La Banque mondiale avait estimé une contraction du PIB réel du Maroc de 6,3% en 2020, et avait prévu qu’un retour au niveau préalable à la pandémie ne devait pas intervenir avant 2022. «Comme dans d’autres pays à travers le monde, la crise actuelle entraînera une augmentation considérable du déficit budgétaire jusqu’ à 7,8% du PIB en 2020, et la dette publique devrait dépasser 76% du PIB. Le déficit du compte courant devrait également augmenter pour atteindre 6% du PIB en 2020.»


Optimisme
La Banque mondiale estime par ailleurs qu’à l’avenir, «la crise actuelle ouvre une fenêtre d’opportunité pour éliminer les contraintes qui, dans le passé, ont limité le développement d’un secteur privé plus dynamique. Dans le court terme, l’utilisation de tout espace politique disponible pour injecter des fonds et des capitaux propres dans le secteur privé est toujours indispensable afin d’éviter que les problèmes de liquidité ne se transforment en une vague d’insolvabilité des entreprises». Dans une perspective à plus long terme, la Banque mondiale explique que le Maroc pourrait stimuler la concurrence et instaurer des conditions équitables pour les nouveaux entrants dans les marchés des biens et services, tout en améliorant son capital humain et ses cadres institutionnels. L’institution ajoute dans ce sens, que des politiques industrielles appropriées contribueraient à consolider la position du Maroc en tant que destination nearshoring pour les entreprises multinationales et ainsi tirer parti des opportunités stratégiques qui pourraient émerger globalement dans le monde post-pandémie.

Perspectives modestes pour la région
La Banque mondiale a également livré ses perspectives pour la région du Moyen-Orient et l’Afrique du Nord. Celle-ci devrait, selon les projections, afficher une modeste reprise (2,1%) en 2021, en raison des dommages persistants provoqués par la pandémie et de la faiblesse des cours du pétrole. «Ces perspectives tablent sur la maîtrise de la pandémie, la stabilisation des prix pétroliers, l’absence de toute escalade des tensions géopolitiques et le déploiement de vaccins anti-Covid-19 au deuxième semestre», explique-t-on dans le rapport de la banque. Selon les projections basées sur l’hypothèse d’une amélioration de la situation pendant une période de deux ans, en 2022, la production économique sera encore inférieure de 8% au niveau indiqué par les estimations établies avant la pandémie.

Lutte contre la Covid-19 : la Banque mondiale fortement engagée

Le groupe de la Banque mondiale, l’une des principales sources de financement et de connaissances pour les économies en développement, a mis en place des mesures rapides en vue d’aider plusieurs pays à renforcer leur action contre la pandémie. Le groupe prévoit de mobiliser jusqu’à 160 milliards de dollars sur une période de 15 mois qui s’achèvera en juin 2021, afin d’aider plus de 100 pays à protéger les populations pauvres et vulnérables, soutenir les entreprises et favoriser le redressement de l’économie. Ce montant comprend notamment 50 milliards de dollars sous forme de nouveaux dons et de prêts à des conditions très favorables fournis par l’Association internationale de développement (IDA), ainsi qu’une enveloppe de 12 milliards de dollars destinés à financer l’achat et la distribution de vaccins contre la Covid-19 dans les pays en développement.

Sanae Raqui / Les Inspirations Éco

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