Maroc

Conseil supérieur de l’éducation : L’école restera gratuite !

Le CSEFRS insiste sur l’infirmation quant à la polémique suscitée par les rumeurs autour de l’annulation possible de la gratuité de l’enseignement.


Le Conseil supérieur de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique (CSEFRS) «n’a jamais parlé de l’annulation de la gratuité de l’enseignement et n’a émis aucune position de nature à en amener l’abrogation ou la remise en cause», a déclaré son secrétaire général, Abdellatif El Moudni, coupant court aux rumeurs qui battent leur plein depuis quelques jours sur ce sujet et sur laquelle les Inspirations ECO a déjà fait la lumière dans ses colonnes (www.leseco.ma) Dans un entretien accordé à la MAP, Abdellatif El Moudni, revient à la charge en insistant sur le fait qu’il «n’y a aucune annulation de la gratuité, ni aucune atteinte à l’école publique, bien au contraire». El Moudni soutient en effet que «le Conseil est l’un des plus grands défenseurs de l’école publique et il n’y a aucune atteinte aux droits des couches pauvres.

Les efforts que nous déployons s’orientent vers davantage de précision de la conception de cette gratuité, de telle sorte à ce qu’elle soit irrévocable et ne fasse l’objet d’aucun débat». Le SG du CSEFRS a expliqué que le projet de loi-cadre  qui a été à l’origine de la polémique intervient pour valider à l’unanimité – par l’ensemble des membres du CSEFRS – les dispositions prévues par l’énoncé de la Vision stratégique de la réforme 2015/2030 relative à l’enseignement. «Le fait nouveau est que le Conseil s’achemine vers l’immunisation et la défense de l’école publique et la protection du pouvoir d’achat des citoyens, des pauvres et des classes moyennes». Comment ? En considérant les dépenses engagées dans l’enseignement comme étant un investissement. Et comme tout investissement se doit d’être justifié par une rentabilité au terme d’une période donnée, le CSEFRS considère les investissements assurés par l’État comme un placement fait sur des produits, les étudiants, dont les compétences feront office de retombées.

Abdellatif El Moudni précise aussi que ladite stratégie prévoit de «garantir la gratuité de l’enseignement obligatoire en tant que devoir de l’État» et entend «ne priver personne de la possibilité de poursuivre ses études après l’enseignement obligatoire pour des raisons purement financières, s’il dispose des compétences et des acquis nécessaires pour le faire». Cette posture cadre, à n’en point douter, avec les premières formulations de la stratégie nationale pour l’éducation, dont les principales orientations (réunies dans un rapport paru voilà près d’un an) convergent vers le principe d’éducation équitable.

Pour autant, et c’est là où les lectures se confrontent, l’élément de la diversification des sources de financements, afin d’alléger quelque peu le poids de la charge financière sur les caisses de l’État, a pu être interprété comme une annonce de désengagement de ce dernier. Or, le porte-parole du Conseil martèle que «l’État assure la majeure partie du financement de l’éducation, tout en veillant à en diversifier les sources». Jusque-là, aucune contradiction n’est à relever dans les propositions d’améliorations faites par le Conseil.

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