Maroc

Concurrence : un sondage d’opinion pour toutes les catégories d’entreprises

Le Conseil de la concurrence prévoit de réaliser un sondage d’opinion, qui lui permettrait de mieux cerner la perception de la concurrence par les opérateurs au Maroc.

Afin d’alimenter le système d’information sur la concurrence, en cours d’édification par le Conseil de la concurrence, ce dernier envisage de réaliser un sondage d’opinion en vue d’apporter un éclairage sur la perception de la concurrence par les opérateurs au Maroc. L’objectif principal de l’étude est d’évaluer les perceptions de la concurrence par les acteurs, les institutions et les organismes qui sont, de par la loi, éligibles à saisir le Conseil.


Pour rappel, l’on compte parmi ces entités les entreprises et administrations, les instances de régulation sectorielle, le gouvernement, les juridictions, les organisations syndicales, les associations professionnelles, les chambres professionnelles… Pour mener à bien ce projet et afin que les conclusions qui en découlent apportent la plus grande pertinence possible, l’échantillon des entreprises sera approché en fonction de l’importance économique de leur secteur (le poids dans le PIB, l’emploi, les ventes et leurs destinations, etc.), mais aussi les caractéristiques du marché (monopole, duopole, oligopole).

Le Conseil de la concurrence entend tâter le pouls de toutes les catégories d’entreprises (grandes, moyennes et petites) dans le cadre d’une représentativité territoriale. En somme, l’échantillon du sondage d’opinion devrait englober environ 1.100 entreprises et une centaine d’acteurs éligibles à saisir le Conseil, apprend-on. Tout cela, pour dire que le Conseil de la concurence brassera large dans le but de cerner les contraintes et les limites qui se posent devant lui, afin d’assurer sa mission première qui est celle de la régulation concurrentielle. Cette approche devrait ainsi permettre au gendarme du marché d’identifier les problèmes majeurs que soulèvent les questions de la concurrence.

Autres objectifs escomptés: dégager la perception du marché quant à la notion de concurrence saine et loyale, comprendre leur vision de la gouvernance et la régulation, mais aussi recueillir les attentes, propositions et pistes d’innovation en matière d’amélioration de la situation de la concurrence dans les marchés.

Une démarche en ligne avec les prérogatives

Le Maroc a franchi une étape conséquente en matière de régulation concurrentielle durant cette décennie. Notons qu’il est l’un des rares pays dont la Constitution comporte des dispositions relatives à la concurrence. C’est dans ce cadre que le Royaume a réformé les textes réglementaires et législatifs régissant ce volet. Deux lois ont ainsi été adoptées. La première loi porte sur la liberté des prix et de la concurrence (loi n°104.12) et la seconde est relative au Conseil de la Concurrence (loi n°20.13). Selon le Conseil de la concurrence, ces deux textes lui permettent désormais de jouir de tous les pouvoirs et prérogatives répondant aux standards des principales autorités de la concurrence. Justement, en vertu de la loi 20.13, le Conseil a la possibilité de réaliser des études. C’est dans ce cadre que s’inscrit la démarche du Conseil consistant à initier un sondage d’opinion sur la perception de la concurrence sur le marché national.

Sami Nemli / Les Inspirations Éco

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