Maroc

CIH : Un placement prometteur

Les analystes de la place restent optimistes quant aux perspectives de la valeur CIH, malgré un comportement boursier évoluant sur un trend baissier et un contexte sectoriel peu favorable.


La valeur CIH Bank poursuit sa contre-performance sur la place casablancaise. En effet, cette dernière affiche une contre-performance de -11,11% depuis le début de l’année, à l’heure où nous mettions sous presse. Ainsi, le cours de la valeur est passé de 329,50 à 280 DH, évoluant sur un trend baissier. Toutefois, l’aspect fondamental s’affiche en meilleur forme avec des agrégats financiers et bilanciels en amélioration, à l’issue du premier semestre de l’année 2015, malgré un résultat net part du groupe en recul.

Résultats en amélioration
Malgré un contexte sectoriel difficile marqué par la stagnation de la collecte des ressources et la distribution de crédits, le Groupe CIH Bank a pu clôturer le premier semestre de l’année par une croissance de son activité. Déjà, l’encours des prêts et créances sur la clientèle du Groupe CIH Bank a progressé de 3,7% à 33,8 MMDH, tiré par les crédits hors immobilier. Ces derniers ont profité principalement de l’orientation favorable des crédits «Corporate» avec une hausse de 61,7% des crédits de trésorerie à 2,8 MMDH. Quant aux crédits immobiliers, ils se sont stabilisés autour de 24 MMDH, impactés par la baisse des crédits pour la promotion immobilière. Notons toutefois que la part des crédits hors immobiliers dans l’encours du groupe est passée de 8,1% à fin 2010 à 26% à fin juin 2015. Ainsi, CIH Bank a poursuivi la consolidation de ses fondamentaux.
Au niveau commercial, le produit net bancaire consolidé a enregistré, lui, une hausse de 2% à 864,6 MDH, porté essentiellement par la marge d’intérêt (+2,3% à 722,6 MDH). Cette dernière a profité de la baisse du coût des ressources aussi bien pour son activité de banque que pour sa filiale de crédits à la consommation SOFAC. Notons que la marge sur commissions du groupe a accusé une baisse de 1,4%, impactée par une charge exceptionnelle de 5 MDH liée au dénouement d’un litige opposant SOFAC à l’un de ses partenaires commerciaux. Pour sa part, le coefficient d’exploitation s’est amélioré de 176 points de base à 59,6%, en raison de la non-récurrence des frais liés au changement de l’identité de la banque. Ainsi, le résultat brut d’exploitation ressort en amélioration de 6,6% à 349,2 MDH.
Toutefois, le groupe bancaire clôture le premier semestre sur un RNPG en forte baisse de 28,8% à 190,4 MDH.

Les analystes restent optimistes
Malgré la contre-performance du cours de la valeur CIH Bank, les analystes de la place restent optimistes quant au comportement futur de cette dernière. Déjà, les analystes d’Upline Securities anticipent un cours cible de 320 DH sur la base d’un cours de 288 DH en date du 9 octobre 2015, soit un upside de 11%, et recommandent ainsi de renforcer la valeur dans les portefeuilles. De même, en termes de rendement, et compte tenu d’un niveau de fonds propres confortable, la banque pourrait maintenir son niveau de distribution qui se situe en 2014 à 88,29% d’après le site de la Bourse de Casablanca, offrant ainsi l’un des meilleurs Dividend Yield du secteur (5,1% contre une moyenne sectoriel de 2,9%). Les analystes anticipent un potentiel de croissance en dépit d’une activité confinée au marché marocain. Cette conclusion se justifie par la capacité de captation de parts de marché additionnelles, suite à la stratégie du groupe de se positionner sur d’autres segments (crédits à la consommation et crédits Corporate), ainsi qu’une marge d’optimisation importante de son compte de résultats avec un coefficient d’exploitation relativement élevé à 60% en moyenne, contre 50% pour le secteur.

Stratégie d’universalisation
Autre facteur encourageant quant aux perspectives de la valeur, on peut distinguer la mise en place en place des premiers jalons d’un vaste chantier de transformation en banque universelle. En effet après avoir été une banque spécialisée dans le financement de l’immobilier, la Banque a réussi à pénétrer d’autres marchés, à savoir le crédit à la consommation et les crédits Corporate. Pour assurer la mise en œuvre de cette nouvelle stratégie, la banque a adopté une politique d’investissement dont les principaux axes sont le changement de l’identité visuelle de la banque, l’extension de son réseau bancaire (une moyenne de 20 agences par an), le développement de la banque digitale et la refonte de son système d’information. En parallèle, et dans un souci de compléter son offre sur le marché, la banque a apporté un nouveau souffle à son activité de bancassurance en acquérant 10% du capital de l’assureur d’Atlanta. Dans la même optique, la banque maintient toujours sa volonté de se positionner dans la finance participative via la création d’une filiale dédiée. Ainsi, d’après les analystes, ladite banque pourrait capitaliser sur ces réalisations pour bien accompagner une éventuelle reprise du marché.


Abonnez vous pour lire tout le contenu de votre quotidien Les Inspirations Eco

Rejoignez LesEco.ma et recevez nos newsletters


Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Bouton retour en haut de la page