Maroc

Casablanca. Lydec renforce ses infrastructures

Abonnez vous pour lire tout le contenu de votre quotidien Les Inspirations Eco

À Casablanca, les travaux de réalisation de la galerie de stockage des eaux pluviales de Hay Sadri, lancés en décembre 2018, avancent conformément au planning établi. Ce dernier prévoit un délai de 25 mois pour l’achèvement du projet. Pour faire le point sur ce chantier, Lydec, en charge de la distribution de l’eau, de l’électricité et de l’assainissement dans la ville, y a organisé une visite lundi dernier.

«Ce chantier, avancé à hauteur de 50%, a pour objectif de protéger le quartier «Hay Sadri» des inondations et ce, via le stockage, durant les épisodes pluvieux, d’un volume d’eau allant jusqu’à 14.000 m³», note-t-on auprès des responsables de Lydec.


Le projet devra également permettre de protéger l’avenue Mohamed Bouziane et le boulevard 10 mars des débordements jusqu’à une intensité de pluie décennale (22 mm/heure). Pour la réalisation de cette galerie de stockage, longue de près de 1,3 km pour une profondeur de près de 40 m, Lydec a engagé des investissements de l’ordre de 182 MDH. Cette galerie s’appuie sur des ouvrages annexes: 4 puits d’accès, des ouvrages d’alimentation, des déversoirs d’orage, des puits de chute et conduites d’alimentation en galeries ainsi qu’une station de relevage.

«Ce chantier fait partie du Système de renforcement Est (SRE), un projet structurant dont l’objectif est la protection de toute la partie Est de Casablanca contre les inondations», souligne-t-on auprès de Lydec.

La mise en place de ce système nécessitera un budget de 2MMDH HT. Sur ce point, il faut noter que le délégataire a élaboré un schéma de renforcement du réseau d’assainissement liquide de Casablanca afin que ce dernier puisse faire face à une pluie décennale sans entraîner de débordement. Ainsi, à l’Est de la métropole, le schéma a prévu la réalisation d’un collecteur de délestage de grande section, le SRE.

«Ce système sera réalisé en majorité en galerie, sur un linéaire de près de 18 km, et sera composé de trois branches», explique-t-on auprès de Lydec.

L’autre projet de Lydec à Casablanca concerne l’accompagnement de l’urbanisation des zones d’Errahma et de Hay Hassani ainsi que la lutte contre les débordements au niveau de la route nationale n°1 (RN1) et du quartier Lissasfa. Lancé fin 2018, le projet, dont le taux de réalisation des travaux avoisine 42%, consiste en la mise en place d’un système d’assainissement des eaux usées et pluviales de ces zones.

«L’objectif est de protéger cette partie de Casablanca des inondations, mais aussi de collecter les eaux usées des lotissements en cours d’aménagement et ceux à venir et les acheminer jusqu’aux réseaux existants», précise Lydec.

Le délai de réalisation de ce projet est de deux ans. Le Fonds des travaux y injectera près de 313,5 MDH. Le projet se compose de 7 lots distincts dont 4 portant sur l’assainissement des eaux usées et 3 sur l’évacuation des eaux pluviales. «Les travaux ont démarré avec la construction d’une station de pompage des eaux usées d’une capacité de 200 l/s, d’une galerie souterraine d’une longueur de 3,4 km et d’une conduite de 410 m linéaires», rappelle Lydec. 

Rejoignez LesEco.ma et recevez nos newsletters


Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Bouton retour en haut de la page