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BCE : Accélération du plan de relance en 2016

En décembre dernier, la BCE avait modifié marginalement les modalités de son plan de relance «quantitative easing», sans augmenter le montant mensuel de ses rachats d’actifs. Alors que l’inflation reste toujours très faible, la BCE pourrait vouloir faire un geste supplémentaire.


L’inflation en zone euro n’a été que de 0,2% en 2015. Les prix du pétrole, qui ont poursuivi leur chute cette année, sont l’une des principales causes de la faiblesse de ce chiffre. Hors prix de l’énergie, l’inflation «core» (ou «sous-jacente») en zone euro a en effet été de 0,9% cette année, un chiffre légèrement plus élevé. Le phénomène est particulièrement criant en Allemagne, où l’inflation a été négative en décembre par rapport à novembre (- 0,1%) alors que les attentes étaient positives (+0,2%). Quel que soit le chiffre retenu, l’inflation en zone euro reste encore bien loin de l’objectif poursuivi par la Banque centrale européenne (BCE). Celle-ci cherche en effet à faire remonter l’inflation en zone euro à un taux «inférieur mais proche de 2%», rapporte le journal de la banque en ligne Boursorama.

C’est notamment pour cela que la BCE a décidé de mettre en place un plan de relance économique début 2015, censé provoquer une hausse de l’inflation grâce à une forme de création monétaire. Pour ce faire, la BCE achète des quantités industrielles d’actifs (notamment des obligations d’États) sur les marchés financiers, à hauteur de 60 milliards d’euros par mois, il s’agit du «quantitative easing», qui se poursuivra jusqu’en 2017. Pourtant, neuf mois après le lancement de ce plan de relance, l’inflation tant attendue ne pointe toujours pas le bout de son nez.

C’est pour cette raison que Mario Draghi, président de la BCE, a annoncé en décembre dernier une prolongation du plan de rachats d’actifs européens, ainsi que l’élargissement du spectre de ses rachats d’actifs. Ceux-ci comprennent désormais des dettes de «collectivités régionales» en plus d’obligations souveraines ainsi que d’autres actifs à rendement fixe. Cette annonce n’avait pas suscité l’enthousiasme des opérateurs, qui s’attendaient à davantage d’ambition de la part de Mario Draghi, avec l’annonce d’une augmentation des montants mensuels de rachats d’actifs. Si cette annonce n’a pas été faite en décembre, il n’est pas impossible qu’elle survienne en 2016. La BCE pourrait en effet sortir les quelques atouts tant attendus pour augmenter ses chances d’atteindre l’objectif qu’elle s’est fixé. Une telle annonce serait très probablement favorable, du moins à court terme, à l’évolution des marchés européens.  


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