Politique

Fès-Meknès. Mohand Laenser: “Nous sommes au même niveau que Tanger et Marrakech”

Mohand Laenser. Président du Conseil de la Région Fès-Meknès.

Comment se porte l’économie dans la région Fès-Meknès ?
La région dispose de beaucoup de potentialités sur le plan de l’artisanat, du tourisme et de l’agriculture. C’est l’une des régions les plus peuplées, avec un territoire très vaste et diversifié. Il est vrai que la région a connu un certain déclin à un moment donné, mais aujourd’hui je pense que nous commençons à avoir un certain retour des investisseurs, grâce à la fois au travail réalisé par le Conseil régional, mais aussi parce que certains préjugés ont pu être levés. Je parle ici du problème de sécurité qui était toujours mis en avant pour la ville de Fès. Aujourd’hui, tout le monde reconnait que ce n’est pas vrai sachant que, statistiquement, nous sommes aujourd’hui très bien placés sur le plan de la sécurité du citoyen. Il faut noter que sur ce volet-là, la région s’est impliquée pour aider les services de sécurité à s’équiper de caméras et en véhicule. En parallèle, la région poursuit la croissance de ses activités phares. Certes que nous n’avons pas encore atteint toutes nos ambitions pour cette région, mais je pense que nous sommes assez avancés. Aujourd’hui, nous sommes au même niveau que Tanger et Marrakech, ce qui prouve que nous sommes dans le bon peloton.


Quel bilan dressez-vous des cinq années bientôt passées à la tête du Conseil régional ?
Le bilan des cinq années du Conseil de la région est satisfaisant. Nous sommes l’un des Conseils qui jouit d’une certaine cohésion et maturité. La preuve en est est que nous avons passé toutes nous décisions par consensus, ce qui prouve effectivement que nous comme parvenus à fédérer l’ensemble des composantes politiques du Conseil. Sur le plan des réalisations, là aussi nous avons des raisons d’être satisfaits, parce que nous avons fait beaucoup de choses, surtout sur le plan de la réduction des disparités régionales. Concernant le programme régional du développement (PDR), nous sommes la première région à avoir signé un contrat-programme avec l’Etat, portant sur 11 milliards DH sur 3 ans. Donc là, je peux vous confirmer que nous sommes satisfaits de ce que nous avons réalisé au cours des cinq années !

Quels sont les grands chantiers en cours de réalisation ?
Il y a d’abord le programme des disparités régionales et territoriales, initié dès le premier jour de notre prise de service. Sur ce volet-là, nous avons fait des choix qui répondent aux attentes des citoyens que ce soit sur le plan des routes, de l’alimentation en eau potable ou en électricité.
Nous nous sommes également impliqués dans des secteurs qui, au regard des textes, ne concernent pas les attributions du Conseil, comme la santé et l’éducation. Nous avons estimé que nous devons répondre aux attentes des citoyens. Plus de 240 projets ont ainsi été lancés durant ces cinq dernières années, dotés d’un investissement de près de 2,2 MMDH. Nous pouvons donc considérer que nous sommes bien en avance dans la réalisation de nos projets. Concernant le contrat-programme qui n’a pas démarré au début de notre mandat, nous sommes pionniers puisque la région est la première à réaliser son schéma régional d’aménagement du territoire. Actuellement, avec le deuxième lot de conventions que nous avons actées, on peut considérer que nous sommes aux alentours 90% des projets qui sont prêts à être lancés. Nous allons démarrer très bientôt les premières opérations prioritaires de ce Programme de développement régional. Le plus gros est à venir dans les prochains mois. Je pense que nous démarrerons avec les projets structurants extrêmement importants dans divers domaines.

Quelles sont les mesures engagées par le Conseil pour endiguer les freins des disparités sociales et territoriales qui caractérisent la région ?
Il faut savoir que notre région est très vaste (40.000 Kkm) et très peuplée avec de fortes disparités. Nous avons misé, dès le premier jour, sur le programme de réduction des disparités territoriales lancé par Sa Majesté le roi pour 50 MDH, auquel les régions devaient participer à 40%. L’approche adoptée par le Conseil nous a permis d’obtenir des résultats très significatifs, essentiellement dans les domaines des routes et des pistes pour désenclaver un certain nombre de communes rurales. Sur les 2,2 MMDH prévus, nous avons jusqu’à présent réalisé 1,4 MMDH au titre du programme des routes. Le Conseil a également intervenu pour améliorer la qualité de l’enseignement par le renforcement du transport scolaire et l’éradication des anciens bâtiments scolaires préfabriqués.
Je pense qu’indépendamment des chiffres portant sur la réduction des disparités, le plus important est de contribuer à une prise de conscience des citoyens de l’importance d’appartenir à une région. Je crois que ces actions lui feront prendre conscience que la région a un rôle. Ce n’est pas une super- structure conçue vainement, mais elle existe pour aider le citoyen à s’intégrer et à résoudre ses problèmes. Je peux vous rassurer que nous avons dépassé les 40% qui représentent l’engagement de la région. Nous sommes allés plus loin que cela !

Mehdi Idrissi / Les Inspirations éco Docs

Rejoignez LesEco.ma et recevez nos newsletters


Articles similaires

Bouton retour en haut de la page