Politique

Fès-Meknès : la nouvelle carte politique dévoilée

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Le Rassemblement national des indépendants (RNI) prend la tête des principales communes de la région. À Fès, où l’atmosphère était très tendue, c’est Abdeslam Bekkali, élu avec 60 voix sur 91, qui a succédé à Driss El Azami El Idrissi.

Que ce soit à Fès, Meknès ou Sefrou, le Rassemblement national des indépendants (RNI) a pris la tête des principales communes de la région Fès-Meknès, portant ainsi un changement radical à la carte politique régionale. À Fès, Abdeslam Bekkali succède à Driss El Azami El Idrissi à la tête de la mairie, suite aux élections, ce lundi 20 septembre, du président et des membres du bureau du Conseil communal. Bekkali a été élu par 60 voix sur 91, grâce à une coalition comportant, outre le RNI, le PAM, l’Istiqlal, l’USFP et le PPS.


À l’issue du vote, les autorités locales ont fait état de l’abstention de 29 conseillers, dont tous les élus du PJD. Lors de cette élection «houleuse», Hamid Chabat, ex-maire de la ville a essayé de prendre la parole de force, chose qui lui a été refusée. Notons que ce dernier, élu sous les couleurs du FFD, était l’unique concurrent d’Abdeslam Bekkali. Malgré les 13 sièges remportés sous les couleurs de son nouveau parti, le rêve de l’ancien maire de reprendre les rênes du Conseil de la ville s’est évaporé, surtout après la signature d’une charte d’honneur par les élus du RNI, de l’Istiqlal, du PAM, de l’USFP et du PPS.

Ces derniers se sont ainsi mis d’accord pour constituer une large majorité afin de gérer les affaires de la ville de Fès. La coalition régionale a donc accordé la présidence de la commune de Fès au candidat du RNI, sachant que les derniers résultats du triple scrutin du 8 septembre 2021 ont placé le parti de la colombe, le Front des forces démocratiques (FFD), le PI et le PAM en tête des élections communales.

À l’issue de son élection, le nouveau maire a annoncé que son équipe s’attellera, dès sa prise de fonction, à la relance des secteurs névralgiques de la ville, notamment l’artisanat et le tourisme, la promotion de l’emploi et de l’attractivité économique de la ville ainsi que le renforcement des infrastructures. Médecin délégué de la santé dans les provinces de Sefrou et Moulay Yaacoub, Abdeslam Bakkali a été dixième vice-président dans le conseil sortant et a déjà occupé le poste de président de l’arrondissement Jnane El Ouard. À Meknès, c’est Jaouad Bahaji, du RNI également, qui a été élu président du Conseil de la commune. Le nouveau maire de la cité ismaélienne a obtenu 40 voix sur les 61 sièges que compte la ville.

Dans une déclaration à la presse, il a précisé que le conseil est appelé à relever un ensemble de défis pour remettre la ville sur les rails du développement, notamment sur les plans économique, culturel et environnemental. «Les membres du conseil ont une vision claire qu’ils s’emploieront à mettre en œuvre, à travers des programmes bien définis et une méthodologie de travail inclusive», précise le nouveau maire. À Sefrou, c’est Hafid Ouachak, du RNI toujours, qui a été élu président du Conseil, avec 18 voix sur 31. Lors de la séance de vote, deux membres se sont abstenus et onze autres se sont retirés.

Parmi ses priorités, le nouveau président compte exploiter l’importante assiette foncière, sise au cœur de la ville et estimée à environ 56 hectares, pour réaliser de nombreux projets. Il compte, également, lancer plusieurs projets de réhabilitation urbaine en termes d’infrastructures, d’équipements et de routes, ainsi que de création de quartiers industriels. Lors de cette rencontre, il été procédé à l’élection, à l’unanimité, des six vice-présidents de la commune, à savoir Rachid Ahmed Charif et Madiha Zhar (sans appartenance politique), Fouad Bouchama de l’Alliance de la fédération de gauche (AFG), Maria Bidaoui du Parti socialiste unifié (PSU), Mohamed Dassi (USFP) et Hassan Haydar (MP). Dans la commune de Taza, l’élection du président s’est déroulée en dehors de la coalition. La présidence du Conseil a été accordé à Abdelouahed Massaoudy du PAM qui a obtenu  24 voix contre huit pour son rival, Mounir Chantir, du Parti de l’Istiqlal (PI). 

Mehdi Idrissi / Les Inspirations ÉCO

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