Monde

Suisse : le risque de récession écarté

Malgré la crise énergétique, la Suisse ne devrait pas entrer en récession, selon les prévisions de l’institut KOF qui élabore cependant deux scénarios plus négatifs, compte tenu des incertitudes sur l’approvisionnement en gaz et en électricité.

Ce centre de recherches conjoncturelles lié à l’École polytechnique fédérale de Zurich a abaissé sa prévision de croissance pour l’économie suisse à 2,3% pour 2022, contre 2,7% auparavant, et de 1% en 2023 (contre 1,6% précédemment), indique-t-il, mercredi, dans un communiqué.

«L’incertitude, quant à l’approvisionnement en gaz pour l’hiver prochain, a augmenté», explique cet institut qui part néanmoins du principe qu’il n’y aura pas de rationnement «important» grâce aux livraisons en provenance d’autres pays, aux économies d’énergie et aux stocks de gaz existants.

Contrairement à d’autres pays, la consommation devrait continuer de soutenir l’économie suisse, même si les revenus réels y sont aussi sous pression avec l’inflation, bien plus faible toutefois que dans la zone euro.

Les effets de rattrapage après la levée des restrictions sanitaires vont certes s’estomper, mais la consommation continuera d’augmenter, selon cet institut, qui s’attend à une nouvelle baisse du taux d’épargne, «encore élevé». Les pertes de pouvoir d’achat devraient de surcroît être compensées par des hausses de salaires l’an prochain alors que «la Suisse se trouve cet automne dans une période de négociations salariales intense», ajoute-t-il.

Après avoir culminé à 3,5% sur un an en août, soit son plus haut niveau en près de trente ans, l’inflation en Suisse devrait par ailleurs diminuer «à partir du milieu de l’année prochaine» pour revenir en dessous de 2% fin 2023, selon ses projections, «étant donné que la conjoncture internationale ralentit sensiblement».

Jules Gabas Avec Agence / Les Inspirations ÉCO

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