Monde

Immigration clandestine : les traversées mortelles se succèdent au Royaume-Uni

Ces derniers temps, le Royaume-Uni est devenu la cible principale des flux migratoires. En 2022, 45.756 personnes ont pu traverser illégalement la Manche, un des passages maritimes les plus fréquentés au monde, contre 28.526 en 2021. Un chiffre inquiétant qui bouleverse le gouvernement britannique, et le pousse à intensifier les efforts pour lutter contre ce fléau à caractère sensible. Rejoindre la Grande-Bretagne depuis le port de Calais, ou à travers le tunnel sous la Manche, est le rêve de nombre de migrants à la recherche de l’eldorado britannique.

Malgré la dangerosité de cette zone sombre pour les contrôles frontaliers, ce passage attire de plus en plus les migrants clandestins en provenance des pays sous-développés. Pour eux, le Royaume-Uni est l’endroit propice pour l’exil ou pour trouver aisément du travail même quand on est sans papiers. Sauf que, récemment, les règles ont beaucoup changé. Depuis l’adoption du Brexit, la nouvelle politique du gouvernement britannique tend à restreindre les droits des migrants en situation illégale. Les nouvelles mesures sont, par ailleurs, devenus plus strictes et prévoient de lourdes sanctions à l’encontre des employeurs qui embaucheraient des clandestins.

Le président français, Emmanuel Macron, et le premier ministre britannique, Rishi Sunak, qui se sont rencontrés lors de la COP27 en Égypte, ont évoqué pour la première fois le sujet de l’immigration illégale, manifestant leur volonté commune de résoudre ce problème. Paris et Londres pensent à concrétiser leurs accords pour coopérer dans la lutte contre ce phénomène qui devient de plus en plus complexe.

Ainsi, Londres a conclu cette année un accord, critiqué par l’ONU, par l’Église anglicane et par de nombreuses organisations, avec le Rwanda, pour y envoyer les migrants arrivés illégalement, quelle que soit leur origine, sans attendre l’examen de leur demande d’asile. Un autre accord a été signé avec l’Albanie, un pays qui représente un tiers des migrants arrivant à bord de petites embarcations à travers la Manche. Cet accord prévoit le traitement accéléré des demandes d’asiles et l’expulsion massive des personnes dont les demandes ont été rejetés.

Sami Nemli avec agences / Les Inspirations ÉCO

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