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Financement : la Banque européenne d’investissement veut élargir son champ d’action en Afrique

La Banque européenne d’investissement (BEI) souhaite être plus active dans le monde et plus particulièrement sur le continent africain. Au début de l’année, la BEI a créé dans cet objectif une nouvelle branche, BEI Monde.  Détail sur ses priorités.

Une délégation de la BEI est venue visiter des projets financés au Sénégal comme le futur vaccinopole de Dakar. « L’un des objectifs fondamentaux de l’Union européenne c’est le partenariat stratégique avec l’Afrique. On l’a bien vu avec les débats entre l’Union africaine et l’Union européenne en début d’année à Bruxelles, que la santé était au cœur de ces besoins identifiés par nos amis africains », affirme Ambroise Fayolle, le vice-président de la BEI. Avoir plus d’impact, être plus visible et plus flexible, voici les objectifs de BEI Monde dont les champs d’actions prioritaires sont le climat et la santé.


«Les conséquences de la pandémie et ce que l’on sait sur le climat prouvent que nos deux continents sont extraordinairement interdépendants, souligne le vice-président de la BEI. Si on veut avoir du succès dans nos politiques de santé climatique et économique en Europe, il faut que ces mêmes politiques en Afrique soient également des succès». Et concrètement cela veut dire des fonds dédiés : « Il va y falloir un budget propre, un chiffre d’affaires propre, un plan d’affaires propre, du capital alloué à BEI Monde pour permettre de mieux identifier ce qu’on peut faire et ce qu’on va faire en dehors d’Europe », ajoute Ambroise Fayolle.

Investir massivement
L’année passée, la moitié des investissements de la BEI étaient déjà consacrés à des actions en faveur du climat. Mais comment mener à bien de tels projets face aux États africains responsables de 4% des gaz à effet de serre et qui revendiquent le droit à user de leurs énergies fossiles pour leur développement ? « On ne donne de leçon à personne. Nous, ce que l’on a mis en place, s’est décidé dans le cadre de la stratégie européenne de neutralité carbone 2050, affirme Ambroise Fayolle.

Nous, ce que l’on pense, c’est que notre action doit se concentrer sur plusieurs projets en même temps pour essayer d’accélérer la transition énergétique partout dans le monde, mais également en Afrique. » Cependant, pas question pour la Banque européenne de se passer du secteur privé : « On parle d’investissements dans les domaines de la transition énergétique, climatique, la sécurité sanitaire, la sécurité alimentaire…, précise Ambroise Fayolle, alors que les investissements publics ne suffiront pas».

BEI Monde projette de mobiliser chaque année des montants de plusieurs milliards d’euros auprès des investisseurs privés.

Sami Nemli avec agences / Les Inspirations ÉCO


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