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États-Unis: Bill Gates investit dans la “climatisation green”

C’est un marché colossal en devenir. Bill Gates ne pouvait donc décemment pas passer à côté.

À l’heure où il investit tous azimuts dans des solutions technologiques, d’ailleurs parfois contestées, en vue de lutter contre le changement climatique, le fondateur de Microsoft a, cette fois, jeté son dévolu sur Blue Frontier, une jeune pousse en quête de solutions de climatisation plus vertueuses pour le climat.

Le milliardaire américain vient, en effet, de miser la bagatelle de 20 millions de dollars (19,46 millions d’euros), via son fonds Breakthrough Energy Ventures, sur cette start-up américaine.

Selon l’Agence internationale de l’énergie, environ 2 milliards de climatiseurs sont, aujourd’hui, en service dans le monde. Et ce stock pourrait, alors que les vagues de chaleur s’intensifient, croître de plus de 50% au cours des dix prochaines années.

Scénario inquiétant
Un scénario inquiétant, d’autant que, selon le Laboratoire national des énergies renouvelables (Golden, Colorado) et le Centre de recherche de Palo Alto (Californie), la climatisation serait déjà responsable de près de 4% des émissions de gaz à effet de serre.

Pour tenter de réduire cet impact, les ingénieurs de Blue Frontier tablent sur un nouveau système de refroidissement par évaporation, capable de retirer de l’humidité de l’air de manière plus efficace que les fluides conventionnels, nuisibles à la couche d’ozone.

S’ils utilisent toujours certains de ces gaz -à l’exception des chlorofluorocarbures, que de nombreux pays ont interdits-, ils disent le faire en quantité nettement moindre.

De surcroît, cette solution promeut un système de stockage différent, qui devrait lui permettre de consommer moins d’électricité pendant les périodes de pointe.

«Nous tablons actuellement sur une réduction des émissions équivalent CO2 de 3 à 5 tonnes, chaque année, par unité de climatisation Blue Frontier», estime John Hingley, vice-président des opérations.

Avant de préciser que cette baisse proviendra à la fois de la réduction des émissions en lien avec les économies d’énergie, et du moindre usage des fluides frigorigènes.

Ces nouveaux climatiseurs pourraient être commercialisés auprès d’un nombre restreint de clients en 2023 et 2024, avant un lancement à plus vaste échelle en 2025. Ils ne permettront cependant pas de faire l’économie de la sobriété.

Sami Nemli avec agences

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