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Allemagne : Merkel renoncera à la présidence de son parti

 

En Allemagne, Angela Merkel renoncera en décembre à la présidence de son parti, la CDU, le parti chrétien démocrate, selon l’AFP. Elle a également indiqué, à son parti, vouloir se retirer de la chancellerie à l’issue son mandat en 2021, a appris l’AFP auprès d’un responsable de sa formation.


« Elle a dit » vouloir rester chancelière, mais « ce sera le dernier mandat », a indiqué cette source sous couvert d’anonymat. Des informations relayées aussi par les médias de référence en Allemagne, alors que Merkel s’apprête, selon des sources proches, à renoncer aussi en décembre à la présidence de la CDU.

Depuis des semaines, le débat sur la succession de Merkel au sein du parti CDU n’est plus tabou, tant elle apparaît usée par le pouvoir 13 mois après sa victoire étriquée aux législatives.

En réalité, sa popularité n’a cessé de refluer depuis sa décision d’ouvrir les frontières du pays à plus d’un million de demandeurs d’asile en 2015 et 2016, à mesure que celle de l’extrême droite anti-migrants progressait.

Plusieurs cadres de son parti réclament depuis des mois un coup de barre à droite et demandent à Angela Merkel de préparer sa succession. Celle-ci avait refusé jusqu’ici de publiquement débattre de son avenir.

L’autre grande source de difficultés pour la chancelière est son allié social-démocrate.

La présidente du SPD Andrea Nahles a agité dimanche soir la menace d’un départ du gouvernement faute de garanties rapides sur un meilleur fonctionnement du gouvernement, miné depuis des mois par des querelles internes, notamment sur la politique migratoire.

« L’état dans lequel se trouve le gouvernement est inacceptable », a-t-elle lancé.

Les militants sociaux-démocrates sont de plus en plus nombreux à réclamer une cure d’opposition, par crainte de voir leur parti disparaître.
Dimanche en Hesse, la CDU est certes arrivée en tête en et va pouvoir continuer à diriger le Land au sein d’une alliance, mais son score de 27% représente un recul de plus de 11 points par rapport au précédent scrutin de 2013. Repli d’ampleur similaire pour le SPD qui émarge à 19,8%.

À l’inverse, les écologistes ont doublé leur score et l’extrême droite est entrée dans le dernier Parlement régional où elle n’était pas encore représentée.

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