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Sommet de la COP22 : Le Maroc avocat des pays du Sud

La cérémonie d’ouverture du Sommet des chefs d’État et de gouvernement de la COP22 a été marquée par le discours du roi Mohammed VI qui, en plus de mettre en avant les avancées du Maroc sur les questions environnementales, a été un véritable plaidoyer en faveur des pays du Sud.

La  COP22 a atteint son point culminant,  hier à  Marrakech ! Plusieurs dizaines de chefs d’États, en majorité africains et des pays du Sud, ont fait le déplacement  pour prendre part à la session plénière des chefs d’État et de gouvernement de la COP22. Cet important rassemblement a été marqué par les discours du roi Mohammed VI, du SG de l’ONU, Ban Ki-moon, et du président français François Hollande. Tous ont appelé la communauté internationale à ne manquer les enjeux de la COP de Marrakech : concrétiser l’Accord de Paris. Dans son discours, le roi Mohammed VI a mis en avant «l’intérêt» qu’il attache «aux questions de l’environnement et du climat parmi les priorités du royaume». Le souverain a ensuite assuré ses homologues chefs d’État de l’engagement du Maroc à respecter les promesses faites dans le cadre de l’Accord de Paris en 2015, avant de faire un véritable plaidoyer en faveur des pays du Sud, premières victimes des effets du changement climatique bien qu’ils ne soient pas les plus grands pollueurs.


Les 4 propositions du Maroc
Le roi du Maroc a notamment appelé à faire bénéficier aux pays du Sud d’un «soutien financier et technique urgent leur permettant de renforcer leurs capacités et de s’adapter aux changements climatiques». En outre, le souverain marocain a insisté sur la nécessité, pour les pays avancés, de respecter «leurs engagements et la mobilisation, à l’horizon 2020, des cents milliards de dollars» promis à Paris. Pour le Maroc, le transfert de technologies, la recherche et l’innovation dans le domaine du climat doivent être des priorités, tout en impliquant les acteurs non gouvernementaux. Ces propositions, semblent avoir reçu un accueil favorable de l’assistance, qui n’a pas manqué de saluer le discours du roi par un tonnerre d’applaudissements. Tout juste après le souverain, le secrétaire général des Nations-Unies, Ban Ki-moon a pris la parole pour appeler l’ensemble des parties à respecter leurs engagements.

Hollande tance Trump
À Marrakech hier, de nombreux chefs d’État ont tenu à être de la partie afin d’insister sur la nécessité de respecter l’Accord de Paris. C’est notamment le cas du président français. Dans un discours franc et direct, François Hollande a répété que «l’Accord de Paris est irréversible en droit et en fait». Ce message, comme tout le monde l’a compris, est destiné au nouveau président des États-Unis, Donald Trump, pour qui les craintes relatives à l’environnement relèvent d’un «canular». En tout cas, le locataire de l’Élysée s’est engagé à dialoguer avec le nouvel élu à la Maison Blanche, que ce dernier revoit sa position sur ce dossier. Pour Hollande, «les États-Unis doivent respecter les engagements qui ont été pris. C’est dans leur intérêt, celui de leurs populations, ainsi que de leurs entreprises». À l’issue de cette cérémonie, les chefs de délégation ont été conviés à un déjeuner au Palais royal de Marrakech. Toujours dans la ville ocre, les travaux de la COP22 se poursuivent, avec notamment un Sommet des chefs d’État africain prévu aujourd’hui au Palais des Congrès.


Extraits du discours du roi Mohammed VI à la COP22

“L’organisation de cette conférence au Maroc pour la deuxième fois, après la session de 2001, traduit notre attachement au cadre multilatéral pour aborder les défis internationaux. Le fait que Marrakech accueille aujourd’hui cette conférence est une preuve de tout l’intérêt que nous attachons aux questions de l’environnement et du climat parmi les priorités du royaume”.

“L’humanité entière place de grands espoirs sur les décisions qui seront prises au cours de cette conférence […]. Elle aspire plutôt à des décisions aidant à sauver l’avenir de la vie sur terre et à la prise d’initiatives concrètes et de mesures pratiques à même de préserver les droits des générations à venir”.

“La tenue de cette conférence en Afrique nous incite à donner la priorité à la nécessité de remédier aux impacts négatifs des changements climatiques, qui ne cessent d’empirer dans les pays du Sud et les pays insulaires, menacés dans leur existence même”.

“Le Royaume du Maroc n’a épargné aucun effort pour relever ses contributions, dans le cadre de la dynamique mondiale visant à réduire le réchauffement climatique et à en atténuer les effets”.

“Les résultats de la Conférence de Marrakech sont, plutôt, un test réel pour mesurer la fiabilité des engagements que nous avons souscrits et la crédibilité des parties qui les ont annoncés”.

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