Éco-Business

Résultats semestriels : les pétroliers performent

Le secteur Pétrole et gaz a le plus contribué à la hausse du chiffre d’affaires global des société cotées à la Bourse de Casablanca, à hauteur de 29%, avec une progression de 5,7 MMDH. Le secteur est suivi par les activités des Mines et de l’Agroalimentaire.

Le chiffre d’affaires des entreprises cotées à la Bourse de Casablanca a enregistré une hausse de 15,4% à fin juin 2022. Cette progression est confirmée par les analystes de la société de Bourse M.S.IN. En effet, le chiffre d’affaires global de la cote casablancaise a atteint 147 milliards de dirhams, au titre du premier semestre de cette année, contre 127,3 MMDH une année auparavant. C’est ainsi que le marché boursier, durant les six premiers mois, a enregistré un chiffre additionnel de 19,6 MMDH soutenu essentiellement par un effet de hausse des prix.

Faut-il le rappeler, cette évolution positive intervient, malgré un contexte assez délicat pour l’économie nationale au titre du premier semestre. Ce dernier est marqué, en l’occurrence, par le déclenchement de la guerre en Ukraine qui a entraîné une augmentation supplémentaire de l’inflation en lien avec la flambée des prix du pétrole et des matières premières.

Les analystes de M.S.IN évoquent également «la campagne agricole 2021/2022 au Maroc qui s’est déroulée dans des conditions climatiques difficiles et de la forte appréciation du dollar par rapport à l’euro qui s’est reflétée négativement sur le taux de change du dirham».

29% pour les pétroliers
Il va sans dire qu’avec la hausse des prix du carburant, le secteur Pétrole et gaz a le plus contribué à l’évolution du chiffre d’affaires global des sociétés cotées en Bourse. Ainsi, les pétroliers ont contribué à hauteur de 29%, avec une progression de 5,7 MMDH, tirée par TotalEnergies Marketing Maroc (3,9 MMDH) et Afriquia Gaz (1,8 MMDH).

Ce secteur est suivi par ceux des Mines et de l’Agroalimentaire qui ont enregistré une progression respective de 2,6 MMDH (+73,4%) et 2,5 MMDH (+30,2%) portée en grande partie par Lesieur Cristal (1,2 MMDH avec 52,1%). Pour sa part, le Résultat d’exploitation (REX) global, au terme du premier semestre 2022, s’établit à 28,2 MMDH, assurant ainsi une augmentation de 5,1% par rapport au premier semestre 2022.

Pour sa part, la masse bénéficiaire globale affiche une baisse de 3,2%, à 14,2 MMDH, par rapport au premier semestre de l’année 2021. Les analystes affirment par ailleurs qu’«hors Maroc Telecom, qui a été impactée par la sanction de l’ANRT de 2,45 MMDH relative à la liquidation de l’astreinte, la masse bénéficiaire serait en hausse de 16,4%». Ceci dit, en comparant les profits au premier semestre à ceux enregistrés au S1 2021, c’est le secteur minier qui a marqué la plus forte progression avec une hausse de 1,1 MMDH.

Cette augmentation est tirée en grosse partie par Managem (1,025 MMDH) qui a profité de l’évolution favorable des cours des métaux et du dollar ainsi que l’augmentation de capacité de production. Le secteur bancaire vient, pour sa part, en deuxième position, avec une progression de 659 MDH. Puis, en troisième position, le secteur de l’énergie électrique qui a enregistré une hausse de 161 MDH, tirée par la seule valeur du secteur Taqa Morocco.

Zoom sur les bancaires
À fin juin, le secteur bancaire continue d’enregistrer une hausse de son bénéfice pour la deuxième année consécutive et dépasse le niveau constaté au premier semestre 2019. Le Produit Net Bancaire global est en progression de 4,6% à 35,7 MMDH, en dépit du contexte moins favorable sur les taux; ce qui a limité les revenus des activités de marché chez certaines banques.

Le résultat des opérations de marché du secteur s’est replié de 13,2% à cause de la hausse des taux sur le marché qui a engendré une valorisation à la baisse du portefeuille de trading. La marge sur commissions et la marge d’intérêts des 6 banques cotées enregistrent une progression respectivement de 7,6% et 6%. Pour sa part, le résultat d’exploitation du secteur a progressé de 12,9%, à 12,9 MMDH.

Le RNPG a progressé de 10,7%, à 6,8 MMDH, bénéficiant de l’amélioration du coût du risque (8,8% à 5,3 MMDH) et à la bonne dynamique commerciale. Attijariwafa bank a, par ailleurs, le plus contribué à la croissance du RNPG 422 MDH, suivie par la Banque centrale populaire qui a affiché une amélioration
de 256 MDH.

Sanae Raqui / Les Inspirations éco

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