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Recherche halieutique : Un plan stratégique en gestation

Le plan projeté porte sur les écosystèmes marins et couvre la période 2019-2022. C’est l’Institut national de recherche halieutique qui en sera le pivot. 

La compétitivité du secteur halieutique sera la grande priorité durant les 4 prochaines années dans l’objectif d’assurer un accès plus facile des industriels aux matières premières et de mieux les orienter vers les marchés les plus porteurs. Le nouveau chantier intervient plusieurs années après la signature, en janvier 2017, d’un accord entre le Maroc et le Japon pour la construction d’un navire océanographique et de recherche halieutique, qui devrait ouvrir de nouveaux caps pour la gestion des ressources halieutiques ainsi que contribuer au développement de l’industrie des pêches. C’est l’Institut national de recherche halieutique (INRH) qui devra assurer le pilotage et le suivi de la stratégie projetée. L’organisme placé sous la double tutelle des ministères de l’Agriculture et des Finances devra auparavant établir «une évaluation de son plan stratégique 2015-2017 afin d’identifier les progrès réalisés, les contraintes et les pistes d’amélioration pour le prochain plan stratégique», précise la nouvelle feuille de route.


Un projet de contrat-programme avec l’État
Le positionnement actuel de l’INRH dans son écosystème et ses possibilités d’évolution seront à l’ordre du jour, essentiellement la vocation de l’institut sur le marché des prestations mais aussi «définir un alignement organisationnel au plan stratégique et dresser les projections financières sur la période 2019-2022», souligne la feuille de route qui a été adoptée. En ligne de mire se trouve l’établissement d’un contrat-programme avec l’État qui devra permettre la concrétisation des axes de la stratégie projetée, notamment la rationalisation de la gestion des ressources halieutiques et aquacoles et leur valorisation. Une refonte des modalités d’étude du fonctionnement des écosystèmes marins et littoraux pour la préservation de la biodiversité ainsi que la surveillance de la qualité et de la salubrité du milieu marin pour la sécurité des consommateurs seront opérés. Parmi les objectifs tracés pour le contrat-programme prévu entre l’institut et l’État figure le suivi de l’exploitation pour une gestion durable. La nouvelle feuille de route rappelle que depuis le lancement de la stratégie Halieutis, l’INRH a fonctionné selon des plans d’action triennaux «avec une opérationnalisation effective des objectifs stratégiques tracés par la recherche halieutique à l’horizon 2020». Pour rappel, les plans 2011-2013 et 2015-2017 se sont focalisés sur l’axe de la durabilité du plan sectoriel en tant qu’objectif crucial. La transformation de l’institut «se poursuivra en vue d’atteindre pleinement les niveaux de réalisation attendus dans le cadre du plan Halieutis et de relever les nouveaux défis auxquels le secteur devra faire face», souligne le nouveau plan d’action. À court terme, il s’agit de mettre en place un projet d’organigramme qui devra donner naissance à un nouveau dimensionnement des budgets de fonctionnement et d’investissement avec un plan de financement pour la période 2019-2022.


Les derniers constats

L’exécution des programmes de recherche mis en place dans la cadre de la mise en œuvre de la stratégie Halieutis s’appuie en grande partie sur les campagnes de prospection en mer. En chiffres, les réalisations financières de l’INRH au titre de l’année 2016 ont atteint 41,2 MDH en termes d’équipements et à 95,3 MDH en termes de budget de fonctionnement. En 2017, le budget d’investissement a atteint 45 MDH et a été alloué aux prospections des ressources halieutiques, aux études et recherches ainsi qu’à la construction de l’écloserie de Dakhla. Les investissements au titre de l’année 2018 devront quant à eux atteindre 50 MDH. Concernant l’axe de la durabilité, c’est la mise en œuvre des plans d’aménagement basés sur un système de zoning, de repos biologique et de quotas qui sont actuellement privilégiés avec 94% des ressources halieutiques contrôlés en vue de garantir leur reproduction. Il est à noter que d’autres engagements sont pris en compte, essentiellement ceux découlant de l’adhésion du Maroc à l’initiative de la Ceinture bleue lancée en novembre 2016 lors de la COP22, qui s’inscrit dans le chantier de la préservation des océans et des écosystèmes marins.


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