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Plantes médicinales : les coopératives résistent à l’impact de la pandémie

Ce sont 75 coopératives qui ont bénéficié du plan de formation dans ce segment, dont la valeur des exportations dépasse 615 MDH.

La promotion de la commercialisation de plantes médicinales et aromatiques revient à l’ordre du jour du débat économique sous la coupole. En effet, les dernières données exposées devant la Chambre des représentants montrent que l’impact de la pandémie n’a pas empêché le département de l’Agriculture de poursuivre sa stratégie d’accompagnement des coopératives du secteur, avec un plan de formation, mis sur les rails en faveur de 75 coopératives qui emploient 5.100 personnes. «Le principal souci est l’exploitation rationnelle des plantes qui couvrent prés de 800.000 hectares, avec un volume exploitable de l’ordre de 35.000 tonnes», a indiqué le ministre de l’Agriculture, Aziz Akhannouch devant les élus de la Chambre des représentants. Les exportations ont enregistré aussi des seuils satisfaisants, avec une valeur de 615 MDH, sachant que l’État compte activer, durant cette année, les mesures préconisées par la stratégie forestière qui a été adoptée en février 2020. Parmi les questions cruciales à gérer, figure la qualité des produits exportés ainsi que ceux destinés au circuit interne, de même que la durabilité des activités.


De son côté, l’agence nationale des plantes médicinales et aromatiques reste le pivot de l’action de l’État, via plusieurs conventions de partenariat qui sont programmées. L’implication de l’ONSSA reste également primordiale dans le processus de la garantie de la qualité des produits commercialisés, ce qui sera de nature à assurer une pérennité des coopératives qui travaillent dans ce domaine.

Vers une approche de valorisation
Il s’agit d’amorcer des écosystèmes régionaux qui devront assurer une valorisation des plantes médicinales et aromatiques. Pour les coopératives, la consolidation des opportunités passe nécessairement par la réussite des plans de formation et d’accompagnement qui sont activés, mais devrait aussi intégrer le développement durable. Plusieurs régions sont concernées par le processus de la valorisation, et devront renforcer la place du Maroc parmi les 10 premiers pays au monde qui disposent d’un potentiel de plantes disponibles à l’état naturel. Il faut dire aussi que le Maroc a pu se doter d’un référentiel national des plantes, disposant d’une cartographie par région, avec plusieurs segments exploités dans la cosmétique, la conservation des aliments ainsi que dans la médecine traditionnelle. Parmi les principales entraves qui privent les coopératives de ressources supplémentaires, la faiblesse de la chaîne de la valeur ajoutée, ce qui nécessite de mettre en place des unités de transformation aptes à valoriser les produits exportés.

Une vision stratégique qui s’étale jusqu’en 2022

L’agence nationale a pu finaliser les axes stratégiques de son intervention. Il s’agit essentiellement de travailler sur
les thèmes de recherche qui répondent aux préoccupations des coopératives, en vue de passer du stade d’un secteur fournisseur de matières premières à un véritable secteur industriel. Plusieurs piliers stratégiques ont été définis par l’agence et concernent essentiellement l’aspect médicinal et thérapeutique, les compléments alimentaires ainsi que l’aspect aromatique, cosmétique et l’hygiène. «L’objectif à moyen terme est de se positionner dans la recherche en maintenant la 1re place arabe et en devenant leader africain», indique la feuille de route de l’agence. En plus de la préservation des espèces spontanées, l’agence prévoit de consolider ses liens avec les universités, qui faciliteront la mise en place d’une base de données scientifiques sur les plantes médicinales et aromatiques.

Younes Bennajah / Les Inspirations Éco

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