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Monnaie scripturale : Les échanges en hausse

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Les flux échangés dans le SIMT durant le 1er trimestre 2016 ont marqué une hausse en nombre mais une baisse en montants par rapport au trimestre précédent.


C’est avec moins d’informations que d’habitude que le Groupement pour un système interbancaire marocain de télécompensation (GSIMT) a choisi de démarrer 2016. Alors que l’institution, qui regroupe l’ensemble des banques, avait pour coutume de diffuser des données sur les rejets touchant les chèques et les lettres de change dans ses rapports, des données qui permettaient de mesurer le niveau de solvabilité des opérateurs marocains, le premier rapport publié cette année, relatant l’activité du premier trimestre, n’en a pas fait état. Chez ledit groupement, on explique cette absence par le fait que les données publiées sont des données provisoires, la version finale étant en cours de validation.

Croissance importante
Le rapport se limite à détailler l’évolution des transactions des moyens de paiement éligibles au SIMT et des échanges interbancaires. Ainsi, au terme du premier trimestre de l’année en cours, 17,23 millions d’opérations en monnaie scripturale ont transité via le système. Ceci reflète une hausse de 8,67% sur une année et d’1,06% par rapport au trimestre précédent. Selon les auteurs dudit rapport, «ce trend haussier est expliqué par une évolution importante au niveau du compartiment des virements (14,65%)». Le niveau des échanges en termes de capitaux a également progressé de 3,76% comparativement au premier trimestre de 2015.

Toutefois, comparés au dernier trimestre, les échanges sont plutôt orientés à la baisse de 0,89%. Dans le détail, les chèques qui arrivent en tête, que ce soit en termes de montants ou par rapport au nombre de transactions, affichent une hausse sur l’année de 2,33% à 248,28MMDH et de 4,54% à 7,42 milliards de transactions. Les virements arrivent seconds tout en affichant une plus forte progression sur l’année. Celle-ci est de 9,83% pour les montants à 99,37MMDH et de 14,65% pour les transactions à 6,71 milliards d’opérations. Les lettres de change affichent plutôt un recul en termes de montants de 1,36% à 54,45MMDH alors que le nombre de transactions y correspondant affiche une progression de 4,98%, soit 1,04 milliard de transactions. Pour leur part, les ordres de prélèvement affichent une forte croissance des transactions de 8,15% à 1,89 millions d’opérations alors que leur montant n’a progressé que d’1,94% à 17,45MMDH.

Enfin, les virements en provenance de l’étranger ont plutôt bien progressé en montants, de 37,23% à 3,93MMDH pour un nombre de transactions qui n’a avancé que d’1,72% à 150,84 millions d’opérations. Ces niveaux reflètent le léger rétablissement que connaît l’Europe. La ventilation des transactions par mois fait ressortir que c’est le premier mois de l’année qui a enregistré un fléchissement de 19% des échanges interbancaires par rapport au mois qui le précède. Courant février, les échanges ont repris du poil de la bête en progressant de 10%, pour avancer en mars de 14%. Selon le GSIMT, «ce constat confirme la saisonnalité observée à chaque début d’année. La même tendance a été observée pour les capitaux compensés avec des taux respectifs de -14%, 0,4% et 9%».

Les petits montants sont légion
Sur un autre registre, l’essentiel des montants transitant par ces moyens de paiement scripturaux est inférieur à 50.000DH. Il s’agit d’une part de 93% des échanges. La fourchette inférieure à 5.000DH représente 64% du total des transactions, répartie principalement entre les virements (46%) et les chèques (36%). La tranche de montant entre 10.000 et 50.000DH vient ensuite avec 16% du total des échanges, dont 59% par chèques et 22% par virements. La tranche de montant entre 5.000 et 10.000DH vient après avec 13% des échanges composés de 47% en chèques et 37% en virements. Hormis les niveaux des montants, il y a lieu de souligner que l’usage du chèque est étendu à toutes les fourchettes de règlement, avec des proportions variant de 36% à 100%.

Concernant les virements transitant par le SIMT (limités à 10MDH), leur usage est également étendu à toutes les tranches. A contrario, le recours aux ordres de prélèvement est concentré sur la tranche inférieure à 10.000DH, tandis que l’utilisation de la lettre de change est concentrée au niveau des fourchettes allant de 10.000DH à 5MDH avec une moyenne de 16%.


 

Le chèque domine toujours
L’utilisation du chèque dans la ventilation des instruments de paiement scripturaux reste prédominante en nombre mais aussi en montants, avec des parts respectives de 43% et de 60%. Les virements continuent de progresser et occupent le deuxième rang avec 39% des échanges et 24% du montant global. Les lettres de change pour leur part, n’accaparent que 6% des transactions mais 13% des montants. Les ordres de virement représentent 11% des flux et 2% des montants. Les virements en provenance de l’étranger, quant à eux, restent limités à 1% tant en nombre qu’en montants.

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