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Marsa Maroc. À “renforcer” dans les portefeuilles

MSIN maintient sa confiance dans le titre Marsa Maroc, malgré les effets de la crise sanitaire sur les différents segments de son activité. L’opérateur portuaire présenterait un business plan solide et un TCAM 2020-2029 de son chiffre d’affaires consolidé de 6,4 %. Suivant ces éléments, MSIN recommande aux investisseurs de renforcer le titre dans les portefeuilles.

Au vu des derniers résultats trimestriels, l’opérateur portuaire Marsa Maroc n’a semble-t-il pas été lourdement impacté par la crise sanitaire. À fin septembre 2020, le recul du chiffre d’affaires, dû principalement au repli de l’activité globale, a été contenu à 4%, soit 2,09 MMDH contre 2,17 MMDH un an auparavant.


Au 3e trimestre, le trafic global traité par Marsa Maroc et ses filiales s’est établi à 27,2 millions de tonnes (MT), en recul de 4% par rapport à la même période de 2019, du fait des effets du ralentissement économique global engendré par la crise du coronavirus. En effet, le trafic Conteneurs a baissé de 10%, alors que celui du Vrac et divers a reculé de 3%.

L’endettement net du groupe s’est, quant à lui, chiffré à 698 MDH, composé de 928 MDH de dettes de financement et de 230 MDH de disponibilités. Celles-ci ont baissé par rapport à la même période de l’année dernière, suite à l’injection de capital réalisée dans la filiale Tanger Alliance au deuxième trimestre ainsi qu’au don de 300 MDH au Fonds spécial pour la gestion de la Covid-19.

Selon les prévisions de la société de gestion MSIN, Marsa Maroc devrait faire preuve de résilience face à la crise sanitaire et ses effets sur la conjoncture économique nationale et internationale. Dans ce contexte difficile, l’opérateur portuaire devrait afficher une légère baisse de 2% du trafic global traité en 2020, alors que le trafic national (hors trafic de transbordement) accuserait une baisse de 3% en 2020.

Cette performance tiendrait compte, entre autres, d’une évolution positive en 2020 du trafic Vracs solides de 12%, grâce à la hausse du trafic Céréales et aliments de bétail, suite aux mauvaises récoltes nationales et à la décision de l’ANP d’autoriser le traitement des navires céréaliers dans des quais banalisés.

À cela s’ajoute la baisse du trafic de Vracs liquides de 10%, suite à la baisse de la consommation des hydrocarbures, en raison des mesures de confinement édictées par l’état d’urgence sanitaire. Les analystes évoquent également le recul de 9% du trafic Conteneurs dans les deux ports de Casablanca et d’Agadir, en raison des répercussions néfastes de la pandémie sur l’économie mondiale.

L’impact ressenti également sur les échanges extérieurs du secteur automobile marocain devrait par ailleurs entraîner une dépréciation du segment Véhicules et engins. Cela dit, les analystes de MSIN reste optimistes quant aux perspectives de croissance du groupe. «Sur la période 2020e-2029p, nous tablons sur un taux de croissance annuel moyen de 6,4% du chiffre d’affaires.

Cette croissance s’explique par une hausse des revenus de l’activité de prestation de manutention et stockage et du chiffre d’affaires des services rendus aux navires», expliquent les analystes de MSIN. L’activité de manutention et stockage devrait, à elle seule, enregistrer une appréciation de 7,2% sur la période 2020-2029. Une évolution qui serait portée par la mise en service en 2021 de l’activité transbordement de conteneurs au port Tanger Med II, qui devrait positionner le groupe dans un nouveau marché.

Le trafic Conteneurs devrait suivre une tendance positive continuelle en lien avec le renforcement du parc d’équipements aux ports de Casablanca et d’Agadir. Le segment des Vracs solides devrait, quant à lui, connaître une croissance linéaire de 4%, portée principalement par la bonne tenue des trafics des céréales, engrais, phosphate et charbon. De son côté, le trafic des Véhicules et engins devrait enregistrer une évolution favorable qui s’explique par la bonne performance des importations et des exportations automobiles.

Un secteur qui est jugé prioritaire dans le plan de développement du secteur industriel marocain. Seul, le segment des Vracs liquides devrait se placer sur une tendance baissière causée par le recul important du trafic d’hydrocarbures, depuis l’arrêt d’activité de la SAMIR. Cela étant, MSIN reste confiante, affirmant que Marsa Maroc devrait avoir une bonne visibilité grâce à des contrats de concession longue durée allant jusqu’en 2056. Suivant ces éléments, MSIN recommande de «renforcer» le titre dans les portefeuilles, et valorise l’action à 224,5 DH, soit un potentiel haussier de 6,9% (comparativement au cours de 210 DH du 29-12-2020). 

Aïda Lô / Les Inspirations Éco

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