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Le déficit budgétaire en aggravation

Le déficit budgétaire ressort à 24,6 MMDH au premier semestre 2016 contre 19,8 MMDH à fin juin 2015, selon la Direction du trésor et des finances extérieures (DTFE), qui fait état d’une aggravation de plus de 24%.


Cette évolution s’explique par l’accélération du rythme d’exécution des dépenses sous l’effet, principalement, des déblocages des transferts, alors que les recettes fiscales ont affiché une amélioration satisfaisante, précise la DTFE dans sa note de conjoncture du mois de juillet.

La publication de la DTFE révèle aussi que les recettes ordinaires, hors TVA, bénéficiant aux collectivités locales se sont établies à près de 111 MMDH à fin juin 2016. Elles enregistrent ainsi une hausse de 6,4% sous l’effet notamment de l’accroissement des recettes fiscales (+6,8%). Cette évolution provient des augmentations aussi bien des impôts directs (+10,5%) que de celle des impôts indirects (+1,8%). La bonne tenue des impôts directs est liée essentiellement à la hausse de 8% des recettes tirées de l’impôt sur les sociétés qui se sont élevées à 23,8 MMDH, fait savoir la même source.

De même, les recettes tirées de l’impôt sur le revenu (IR) ont augmenté de 13,1% par rapport à leur niveau à fin juin 2015 pour se situer à près de 20 MMDH, sous l’effet de l’amélioration des recettes au titre de l’IR sur les profits immobiliers et sur les capitaux mobiliers.

S’agissant des impôts indirects, la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) a connu une légère baisse (-1,2%), recouvrant un repli de 13,2% de la TVA à l’intérieur et une progression de 6,6% de la TVA à l’importation.

D’un autre côté, les recettes tirées des taxes intérieures à la consommation (TIC) se sont accrues de 8,6% en liaison principalement avec les hausses de la TIC sur les tabacs (+15,6%) et, dans une moindre mesure, de la TIC sur les produits énergétiques (+5,1%).

Au niveau des droits de douane, les recettes ont affiché une sensible progression de 20,5% sous l’effet de l’élargissement de l’assiette taxable.

Parallèlement, les recettes non fiscales ont augmenté de 5% recouvrant un repli des recettes de monopoles de près de 8,7% et une amélioration des recettes au titre des dons mobilisés auprès des pays du CCG qui ont atteint 1,9 MMDH contre 584 MDH à la même période un an auparavant.

En s’établissant à 106,2 MMDH, les dépenses ordinaires ont enregistré une augmentation de 3,5% par rapport à leur niveau à fin juin 2015. Cette évolution recouvre, d’une part, des hausses des dépenses au titre des biens et services de 7% et des intérêts de la dette de 3,4% et, d’autre part, une baisse des charges de compensation de 31,1%.


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