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La Belgique pousse ses pions au Maroc

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Plus de 400 opérateurs sont en visite au Maroc dans le cadre de la Mission économique belge qui se tiendra du 25 au 30 novembre sous la présidence de la princesse Astrid.

Cette mission économique sera la plus grande jamais organisée par la Belgique au Maroc. «C’est la mission de l’année!», affirme Fabienne L’Hoost, DG de l’Agence de commerce extérieure belge (ACE), lors d’un point de presse tenu pour présenter les objectifs de la mission économique belge qui se tiendra au Maroc du 25 au 30 novembre. Ainsi, 408 représentants du secteur privé prendront part à cette mission économique, dont 251 entreprises. Rappelons que la dernière opération du genre remonte à 2009, et elle avait réuni quelque 350 opérateurs. Présidée par la princesse Astrid de Belgique, qui sera accompagnée de 5 ministres fédéraux et régionaux, cette mission économique fera étape à Casablanca, Rabat et Tanger. La mission est organisée par le ministère belge des Affaires étrangères (SPFAE) et l’Agence du commerce extérieur (ACE) en étroite collaboration avec les services régionaux: Brussels Invest & Export (hub.brussels), Flanders Investment & Trade (FIT) et l’Agence wallonne à l’exportation et aux investissements (AWEX). Les secteurs clés mis en valeur sont la construction, les infrastructures et la logistique, ainsi que l’énergie et les énergies renouvelables, l’environnement, le secteur bancaire, la santé et la chimie. «Une vingtaine d’accords commerciaux entre des entreprises belges et marocaines, ceci dans tous les secteurs», renchérit la DG de l’ACE.
 
Intérêt
Les relations d’amitié et de coopération entre les deux royaumes datent de plus d’un siècle. Ces relations embrassent tous les domaines, des affaires étrangères à la coopération et au développement, des échanges commerciaux aux investissements, de la sécurité sociale à la culture, de la Justice à la Défense. «Mais ces relations revêtent avant tout une dimension humaine étant donné l’importance de la communauté d’origine marocaine en Belgique. En effet, avec plus de 500.000 personnes (dont de nombreux entrepreneurs ou cadres travaillant dans des entreprises belges), la diaspora belgo-marocaine constitue un énorme atout pour améliorer le lien avec le Maroc», affirme de son côté Marc Trenteseau, l’ambassadeur de Belgique au Maroc. Il est cependant évident que les échanges économiques et commerciaux bilatéraux ne reflètent pas l’intensité des relations humaines et politiques existantes et, par conséquent, présentent un potentiel de croissance appréciable. «On constate en effet, ces dernières années, que les investissements belges demeurent timides et connaissent trop peu de progression, voire de diversification», déplore l’ambassadeur de Belgique. Le Maroc est en effet le 62e fournisseur commercial de la Belgique, tandis que ce pays est 45e client du Maroc. Des rangs qui peuvent être largement améliorés avec une plus grande implication des différents acteurs économiques des deux pays. Or, le dynamisme actuel de l’économie marocaine offre de nombreuses opportunités d’investissements, et le Maroc fait de plus en plus office de porte d’entrée vers l’Afrique, continent où les entreprises belges ont déjà une bonne expertise, qui pourrait cependant être renforcée par des partenariats économiques mutuellement bénéfiques entre groupes marocains et belges. De nombreuses sociétés belges l’ont compris et sont déjà présentes au Maroc, notamment dans les secteurs du textile et des fibres, d la construction, du dragage et des constructions portuaires, de la logistique, des énergies renouvelables ou des services. Mais il est possible -et souhaitable- de dynamiser davantage les relations économiques bilatérales.


Hub africain
De plus, au-delà de son marché intérieur, le Maroc représente aussi une porte ouverte sur le reste de l’Afrique où l’expertise marocaine est reconnue, notamment en Afrique occidentale. «La maîtrise de la langue, la présence d’une forte communauté marocaine éduquée en Belgique et la proximité de nos cultures offrent à la Belgique, par ailleurs bien présente sur place, une nouvelle opportunité de partenariat en Afrique subsaharienne», assure Marc Trenteseau. Par ailleurs, la Belgique doit pouvoir faire davantage valoir ses compétences de hub logistique pour les exportations marocaines sur le continent européen. Celles-ci sont, en effet, appelées à augmenter et à se diversifier, car l’UE reste le premier partenaire commercial du Maroc et accapare plus de 40% de ses exportations. 

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