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L’IMANOR présente sa norme anti-corruption

Trois organismes nationaux présenteront leur expérience dans la mise en place de ce référentiel. Il s’agit notamment de Bank Al-Maghrib, de la Lydec et du LPEE, qui se sont engagés dans une démarche de management anti-corruption.

À l’instar de la communauté internationale, le royaume s’apprête à célébrer la Journée mondiale de la normalisation. Cette année, l’événement tombe un dimanche (14 octobre). Ainsi, l’Institut marocain de normalisation (IMANOR) a décidé de le célébrer le mercredi 17 octobre à Casablanca. Notamment en organisant, en collaboration avec l’Organisation internationale de normalisation (ISO), la 4e édition du Forum national de normalisation, placée sous le thème «Les normes pour une meilleure transparence dans les affaires».


Selon Abderrahim Taïbi, directeur général de l’Imanor, «l’objectif de cet événement, auquel prendront part 140 participants, est de favoriser l’échange d’informations, d’idées et d’expériences entre les différents opérateurs économiques marocains sur le rôle des normes dans le renforcement des conditions de transparence et d’éthique dans le monde des affaires, aussi bien dans le cadre des achats publics que dans les relations inter-industrielles et commerciales en général».

Lors de ce forum, un expert international présentera les exigences de la nouvelle norme internationale ISO 37001 relative aux systèmes de management anti-corruption, qui vise la mise en œuvre de moyens de contrôle appropriés, permettant de détecter et de prévenir la corruption et d’en déduire d’emblée l’impact.

À cette occasion, trois organismes nationaux présenteront également leur expérience dans la mise en place de ce référentiel. Il s’agit notamment de Bank Al-Maghrib, de la Lydec et du Laboratoire public d’essais et d’études (LPEE). Les deux premiers, qui se sont engagés dans une démarche de management anti-corruption, présenteront l’état d’avancement de leur future certification dans ce domaine. Le leader national des laboratoires de bâtiment et génie civil au Maroc présentera, lui, les enseignements tirés de son expérience suite à la participation à l’élaboration de normes au Maroc. L’instance centrale de la prévention de la corruption sera également de la partie. Son représentant présentera les avancées enregistrées en matière réglementaire et législative dans la lutte contre la corruption au Maroc, histoire de faire le lien avec l’aspect normatif qui sera au centre du séminaire.

À noter que cet événement permettra également de mettre l’accent sur l’importance des normes internationales relatives au développement durable des villes et collectivités, y compris celles établissant des indicateurs permettant d’orienter et de mesurer les performances des services urbains et de la qualité de vie. Ce sera ainsi l’occasion pour l’Imanor de présenter le travail qui lui a été demandé dans ce cadre par le Conseil économique, social et environnemental (CESE). À signaler que, cette année, le thème de la journée mondiale de la normalisation choisi par l’ISO, la Commission électronique internationale (CEI) et l’Union internationale des télécommunications (UIT) porte sur «Les normes internationales et la 4e révolution industrielle». Pourquoi l’Imanor ne souhaite-t-elle pas l’aborder? «Parce que notre souci, au Maroc, n’est pas l’industrie 4D. Mais plutôt comment contribuer à la transparence dans les affaires», explique le patron de l’Imanor, qui ajoute que «Ceci étant, nous diffuserons le message du secrétaire général de l’ISO lors de l’événement». À signaler que la collection des normes marocaines compte actuellement plus de 14.500 références, élaborées et validées dans un cadre regroupant toutes les parties concernées. Ces normes, qui couvrent plusieurs produits et activités, sont largement harmonisées avec les normes internationales et européennes. 


La norme ISO 37001, un standard de management

La norme ISO 37001 systèmes de management anti-corruption définit une série de mesures pour aider les organismes à prévenir, détecter et traiter les problèmes de corruption. Ces mesures incluent l’adoption d’une politique de lutte contre la corruption, la désignation d’une personne chargée de superviser la conformité aux mesures anti-corruption, la formation, l’évaluation des risques de corruption et l’exercice d’un devoir de vigilance quant aux projets et aux parties associées aux activités, la mise en place de contrôles financiers et commerciaux, et l’instauration de procédures de signalement et d’enquête. Elle est conçue pour aider les organismes à mettre en oeuvre un système de management anti-corruption, ou à améliorer les contrôles actuellement en place. Elle contribue à réduire les risques de corruption potentiels et permet de démontrer aux parties prenantes que de bonnes pratiques, reconnues à l’échelle internationale en termes de moyens de contrôle anti-corruption, ont été adoptées.

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